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Affaire Kazemi: Ottawa accuse l'Iran de mentir et de dissimuler les faits |
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13-04-2005 |
AFP, Ottawa, 12 avril - Le ministre canadien des Affaires étrangères Pierre Pettigrew a accusé mardi l'Iran de mentir et de dissimuler les faits dans l'affaire Zahra Kazemi, journaliste irano-canadienne morte en détention en Iran durant l'été 2003.
Ottawa a réclamé la semaine dernière le rapatriement de la dépouille, inhumée en Iran, ainsi que l'ouverture d'une enquête judiciaire internationale et indépendante, à la lumière de déclarations d'un médecin iranien qui a obtenu le statut de réfugié au Canada.
La justice ultra-conservatrice iranienne a rejeté ces demandes en estimant qu'elles "ne sont pas conformes aux lois de la République islamique ni aux lois internationales".
"Les lois sont là pour protéger les citoyens; elles ne donnent pas le droit de torturer ou de tuer ou même de mentir à propos de ces actes", a rétorqué M. Pettigrew dans un communiqué.
Le Dr Shahram Azam, qui dit avoir été le premier à ausculter Mme Kazemi après son admission en juin 2003 à l'hôpital, a affirmé à son arrivée au Canada que la journaliste avait été violée et torturée à mort.
L'Iran avait aussitôt dénoncé ces accusations "totalement fausses" faites par un "usurpateur", tandis que le directeur de l'hôpital de Téhéran en question démentait que ce médecin ait jamais "travaillé dans l'établissement".
"Nous ne sommes pas surpris de lire la réponse des Iraniens. Cela s'inscrit dans un comportement systématique de mensonge et de dissimulation", a affirmé M. Pettigrew.
"Nous avons des documents qui soutiennent que le Dr Azam était le médecin de garde le soir du meurtre" et "un député iranien corrobore (son) témoignage", a ajouté M. Pettigrew.
Zahra Kazemi est morte officiellement d'une hémorragie cérébrale consécutive à un coup reçu à la tête au cours de sa détention.
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