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L'Iran interdit à un universitaire de partir pour les Etats-Unis |
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05-02-2007 |
AFP, Téhéran, 4 février - Un universitaire iranien dissident qui avait été condamné à mort pour blasphème, avant d'être disculpé, a été empêché de se rendre aux Etats-Unis pour y intervenir dans une université prestigieuse, a rapporté dimanche l'agence Isna.
"Ce matin (dimanche), j'ai été empêché de prendre l'avion alors que je devais prononcer un discours au Massachusetts Institute of Technology (MIT)", a dit Hachem Aghajari, cité par l'agence.
Un étudiant l'accompagnant, Abdollah Momeni, a aussi été empêché de quitter le pays.
Selon le représentant du procureur à l'aéroport Mehrabad de Téhéran, l'interdiction de voyager a été prononcée par un tribunal révolutionnaire.
"L'interdiction a été prononcée par un tribunal révolutionnaire et le représentant du ministère des Renseignements à l'aéroport a empêché (M. Aghajari) de partir", a dit le responsable présenté sous seul nom, M. Saberi Zafar Ghandi, cité par l'agence.
"L'interdiction est pour six mois et le tribunal peut l'étendre (..), mais l'ordre peut aussi faire l'objet d'un appel", a-t-il ajouté.
M. Aghajari, professeur d'université, avait été condamné à mort après avoir déclaré en 2003 que les musulmans n'étaient pas des "singes" censés "suivre aveuglément" leurs dirigeants religieux.
Sa peine avait été commuée en cinq ans de prison en 2004, et il avait finalement été lavé de toute accusation en mars 2005.
"Mon discours (au MIT) devait défendre la thèse que la religion ne contredit pas la démocratie", a-t-il expliqué en jugeant que l'empêcher de "quitter le pays dans de telles conditions n'est ni transparent ni justifiable".
Il a précisé ne pas avoir eu de problème pour se rendre à Paris dans un but similaire il y a un mois.
Abdollah Momeni est le porte-parole d'une organisation étudiante réformatrice, l'"Organisation des gens éduqués de l'Iran islamique".
Il avait écopé d'une peine de cinq ans de prison avec sursis à la fin 2005 pour sa participation à l'organisation de manifestations pour la libération de M. Aghajari.
"Ils nous ont saisi nos passeports, en nous disant de nous adresser au département en charge des passeports à la présidence d'ici 72 heures", a-t-il dit.
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