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Nucléaire iranien: Rome pour des négociations, n'exclut pas des sanctions |
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04-10-2007 |
AFP, Rome, 4 octobre - Le chef de la diplomatie italienne Massimo D'Alema a fortement soutenu jeudi le principe de négociations avec Téhéran pour résoudre le problème du nucléaire iranien, n'excluant pas cependant le recours à des sanctions européennes.
"Il faut une initiative politique plus forte. Au moment où l'on exerce des pressions plus fortes (sur Téhéran), il est nécessaire d'offrir une solution politique", a déclaré M. D'Alema, cité par l'agence Ansa, devant des députés italiens.
Le ministre a évoqué une solution "à la nord-coréenne" consistant "à proposer à l'Iran des négociations dans un cadre régional (...) en offrant non seulement un projet de coopération économique mais aussi la perspective d'une pleine reconnaissance politique".
"Le concept d'efficacité doit être au centre du débat pour éviter que celui-ci ne donne lieu à une surenchère de propagande sur la dureté" des positions respectives des Iraniens et des Occidentaux, a ajouté M. D'Alema, également vice-Premier ministre du gouvernement.
M. D'Alema n'a pas mentionné dans ce contexte la lettre de son homologue français, Bernard Kouchner, qui a demandé la veille des sanctions de l'Union européenne contre Téhéran et avait affirmé il y a deux semaines qu'il fallait se préparer au pire, c'est-à-dire la guerre contre l'Iran.
"L'Italie n'a jamais exclu l'hypothèse de sanctions européennes mais il faut rappeler aussi que nous aurions un prix plus important à payer que ceux qui haussent le plus le ton", a ajouté le ministre.
L'Italie est le premier partenaire européen de l'Iran avec 5,2 milliards d'euros d'échanges commerciaux en 2006. Les exportations italiennes vers l'Iran ont diminué de 18% en 2006. Le géant pétrolier et gazier Eni est le groupe italien le plus implanté en Iran.
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