10222017Dim

Vidéo - Les bureaux de vote entre propagande et réalité en Iran

Le pouvoir en place à Téhéran, comme à son habitude procède à des manipulation pour dissimuler la forte abstention lors du scrutin électorale : concentrer les journalistes étrangers vers des bureaux de vote organisé pour la circonstance ( comme à Hosseinieh Erchad à Téhéran), l’organisation des élections législatives en même temps que la présidentielle, manipulation du taux de participation par le ministère de l’Intérieur, prolongation artificielle de l’heure de fermeture des bureaux pour faire croire à un afflux…

Pour ne pas perdre la face dans le simulacre d’élection qui se déroule actuellement en Iran, le régime iranien qui n’en est pas à un paradoxe près – à savoir une dictature religieuse qui appelle à voter pour les seuls candidats qu’elle a désignés – entretient l’illusion d’une forte participation électorale.

Les images contrastent pourtant entre ce que les médias officiels et à certains médias étrangers diffusent depuis quelques bureaux spécifiques du nord de Téhéran, avec d’électeurs qui se bousculent aux portillons, enthousiastes à l’idée de voter pour un régime qui les prive de toutes leurs libertés et qui ne cesse d’exécuter.

De l’autre côté, les nombreux observateurs dans les divers points de la capitale et en province envoient sur les réseaux sociaux des photos et des clips montrant un véritable désert électoral.

Le Guide suprême lui-même n’a cessé d’exhorter à la participation. Il semble pour l’instant que les Iraniens aient choisi de faire entendre leur voix et leur choix authentique : un boycott de ce scrutin qui dit clairement qu’il aspire à un changement total de régime.

Du reste la campagne en faveur de ce boycott a fait des vagues sur les réseaux sociaux, un des moyens que les Iraniens ont utilisé pour s’exprimer.


La veille du scrutin beaucoup de jeunes sont descendus dans la rue pour reprendre des slogans qui ont fait trembler le régime lors de la révolte de 2009

Car tout est là. Khamenei appelle à voter pour un régime honni. Les Iraniens le boycottent. Mais s’ils peuvent vraiment s’exprimer, les Iraniens opteront massivement pour la liberté et la démocratie.