06262017Lun

La Résistance iranienne et l’opposition syrienne appellent à s'opposer au régime iranien - vidéo

La Résistance iranienne et l’opposition syrienne appellent à s'opposer au régime iranien

Les dirigeants de la Résistance iranienne et les représentants de l’opposition syrienne viennent de lancer des appels pour s’opposer au régime iranien et l’isoler sur le plan international. C’est au cours d’une important conférence qui s’est tenue le 3 juin, au siège du Conseil national de la Résistance iranienne à Auvers-sur-Oise (95) que des dirigeant de l’opposition syrienne ont joins leur propos à celle de Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne pour réclament l’expulsion de la « République islamique » de Conseil de coopération islamique.

La conférence était organisée à l’occasion du mois de Ramadan sur le thème : « Solidarité interconfessionnelle contre l'extrémisme ».

La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne a appelé tous les musulmans, sunnites et chiites, à s'unir et à s’opposer au régime du Guide suprême en Iran, ennemi commun de toutes les nations du Moyen-Orient et foyer de la belligérance et de l'exportation de l’intégrisme dans les pays de la région.

Elle a proposé une initiative en trois points et exhorté toutes les nations de la région à la soutenir : Déclarer le Corps des gardiens de la révolution (les Pasdaran) comme entité terroriste, expulser le régime iranien de l'Organisation de coopération islamique (OCI) et reconnaitre la Résistance du peuple iranien pour le renversement de la dictature religieuse des mollahs et l’instauration de la liberté.

La délégation des hauts responsables de la coalition nationale de l'opposition syrienne : était composée de Nathir Hakim, secrétaire général de la Coalition nationale syrienne (CNS), Dr. Nasr Al-Hariri chef de la délégation de l’opposition syrienne dans les négociations ; Haitham Maleh, président du Comité juridique de la CNS; George Sabra, président du Conseil national de l'opposition syrienne; Mme Taghrid Al-Hejli, ancien ministre de la culture et de la famille du gouvernement provisoire syrien ; Moheyddin Bananeh, ancien ministre de l’éducation du gouvernement provisoire syrien.

Nasr Al-Hariri a averti qu’il n’y aura point de stabilité, ni en Syrie, ni dans la région, ni même dans le monde, tant que l’on ne se débarrasse pas du régime iranien.
Le terrorisme ne sera pas déraciné tant que le régime iranien continuera de propager le sectarisme, a-t-il estimé.

Il a dénoncé les crimes des gardiens de la révolution (Pasdaran) et de leurs milices étrangères en Syrie pour réclamer ensuite que les Pasdaran, le Hezbollah, les milices à la solde du régime iranien soient placés sur les listes des organisations terroristes.

Il a lancé : Je joins ma voix à celle de la Résistance iranienne pour réclamer l’expulsion des Pasdaran et des milices à leurs soldes de tous les pays de la région. Il a appelé l’Organisation de coopération islamique a expulsé de ses rang la théocratie iranienne.

Pour sa part, George Sabra, a souligné que le régime iranien est l’autre face de l’Etat Islamique (Daech), son fondement s’appuie sur la violence et le sectarisme. Sous couvert d’exportation de la révolution, les mollahs d’Iran exportent le terrorisme. On ne peut se débarrasser de Daech et du terrorisme sans éradiquer le terrorisme propagé par le régime iranien.

M. Sabra a rendu hommage au combat de l’opposition iranienne qui « a donné une leçon de lutte et de longévité face à ce régime, et conclu que la victoire des Iraniens contre le pouvoir du Guide suprême sera la victoire de toutes les nations de la région. »

Le secrétaire général de la Coalition nationale syrienne, Nathir Hakim, a quant à lui appelé à faire corps avec la Résistance iranienne, afin de renverser le régime iranien.

« Les forces du régime d’Assad et les gardiens de la révolution et leurs milices mercenaires composées d’étrangers venus du Liban, du Pakistan, d’Afghanistan, d’Irak, sont en train d’anéantir mon peuple quotidiennement et le monde observe sans rien faire, a lancé M. Hakim.

Le député du Val d’Oise, Dominique Lefebvre qui préside du Comité parlementaire pour un Iran démocratique - composé de nombreux députés français de divers sensibilités politiques- a rappelé lors de cette rencontre que la plupart des victimes du terrorisme islamiste qui trouve son origine auprès du régime des mollahs en Iran, sont des musulmans. Il a estimé que c’est le moment d’unir tous les efforts car le régime iranien est affaiblit et a appelé le nouveau gouvernement français à une plus grande fermeté vis-à-vis de ce régime.

Des personnalités du monde musulman et des représentants des musulmans de France ont participé à cette rencontre notamment Sid Ahmed Ghozali ancien Premier ministre algérien, Mme Anissa Boumediene, islamologue et ancienne première dame d’Algérie ; Cheikh Tayssir Al-Tamimi, ancien juge suprême de Palestine; Abdullah Khalaf, coordinateur du mouvement de Saad Hariri en France ; Jalal Ganjei, président de la commission de la Liberté des cultes du CNRI, Khalil Merroun, recteur de la Mosquée d'Évry et co-président du Comité des musulmans de France contre l'extrémisme et pour les droits humains; Cheikh Dahou Meskin, secrétaire général du Conseil des Imams en France et co-président des musulmans de France contre l'extrémisme et pour les droits humains; Jean Abd-al-Wadoud Gouraud, enseignant à la Grande Mosquée de Lyon, Cheikh Hassen Chalghoumi, président de l’association culturel des musulmans de Drancy ou Taraveh Moudibou, président de la fédération des musulmans de Cergy.

 

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