La pénurie de l'eau a créé une crise majeure en Iran

La pénurie de l'eau a créé une crise majeure en Iran

Les rivières et les lacs se dessèchent les uns après les autres, les marécages aussi. La désertification gagne chaque jour du terrain.

Alors que les Iraniens regardent disparaître les sources d’eau, leurs puits se tarissent et leurs terres agricoles se transforment en poussière.

On estime que la moitié de l'Iran est devenue un désert. Un fonctionnaire du régime en charge du Plan de 20 ans pour la gestion des déserts, Mohammad Darvish, a déclaré à l'agence de presse ILNA : « Le processus de désertification s’opère très rapidement dans le pays et c’est inquiétant.

La perte de fertilité des sols, la baisse de la production, le nombre croissant de villages abandonnés, la perte des eaux souterraines, l'affaissement de la terre et l'augmentation de la production de poussière sont des signes de désertification. Le manque de gestion des ressources hydriques et la déforestation augmentent le développement de la désertification. »

La destruction de la biodiversité est l'un des autres facteurs qui entravent la désertification. En outre, la diminution du niveau des ressources hydriques et le développement de la sécheresse sont devenus les préoccupations. Plus de 90% des réserves d'eau ont été perdues dans le pays, a rapporté Salamat News le 5 novembre 2016.

Selon l’officiel iranien, « Les indices internationaux indiquent que le classement de l'Iran en matière de protection de l'environnement est descendu au 84e rang parmi 150 pays en l’espace de 10 ans de 2006 à 2016. Cela représente la situation défavorable de l'environnement dans le pays. La dernière étape de la désertification dans le pays est l'affaissement de la terre. Lorsque l'eau est excessivement retirée des ressources, le sol s’assouplit puisqu’il est structuré comme une éponge. En raison d'un manque d'eau, le sol sera tordu comme une éponge et il ne se déformera plus. Ce dégât est irréversible.

Le fait est que la crise de la sécheresse n'a pas eu lieu du jour au lendemain, mais elle est le résultat de politiques anti-environnementales mises en œuvre par le régime. Une grande partie des ressources hydriques est gaspillée à des fins militaires et en raison de la politique destructrice de l'expansionnisme.

Les projets de barrages destructeurs et l'exploitation des ressources hydriques pour tous les projets, y compris ceux des Pasdaran, sont les facteurs qui entravent la crise de la désertification.