Les pasdaran en Iran testent leur nouveau missile en violation des résolutions du Conseil de sécurité

Les sinistres pasdaran iraniens ont testé «avec succès» leur nouveau missile Khoramshahr, d’une portée de 2 000 kilomètres, à tête multiples, ont rapporté les médias iraniens.

Les images de la télévision d’Etat ont montré le lancement du missile. Des images prises depuis l’intérieur du missile ont ensuite été diffusées. La date du lancement n’a pas été communiquée mais vendredi, lors de la présentation du missile pendant le défilé militaire marquant le déclenchement de la guerre par l’Irak contre l’Iran en 1980, un responsable iranien avait indiqué qu’il serait «opérationnel dans un avenir proche».

L’accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances n’interdit pas les activités balistiques de l’Iran mais la résolution 2231 du Conseil de sécurité, qui a entériné cet accord, demande à l’Iran de ne pas mener d’activités pour développer des missiles conçus pour porter des têtes nucléaires.

«Le missile Khoramshahr d’une portée de 2 000 km, peut porter plusieurs têtes conventionnelles pour frapper plusieurs cibles à la fois», a dit le général Amir Ali Hadjizadeh, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la révolution, cité vendredi par Irna.

Les responsables iraniens affirment que leur pays possède la technologie nécessaire pour augmenter la portée de ses missiles pour le moment limitée à 2 000 km.

L’Iran possède déjà deux autres missiles, Ghadr-F et Sejil, qui ont portée de 2 000 kilomètres capables d’atteindre Israël, l’ennemi juré de l’Iran, et les bases américaines dans la région.