Les pasdaran iraniens et leurs milices occupent Alep-Est et entravent l’évacuation

L’agence d’information Tasnim (appartenant à la force Qods des gardiens de la révolution iraniens) a publié l’information de la suspension du blocage de l’évacuation des habitants des zones rebelles d’Alep. Cette agence a prétendu que le blocage est dû à l’initiative de l’armée syrienne accusant les opposants à vouloir transférer avec eux des armes.

Pourtant les groupe d’opposition ont affirmé à l’agence Reuters que ce sont des miliciens iraniens qui ont arrêté 20 à 25 voitures transportant des civils et ont commencé à provoquer des problèmes, installant des armes lourdes sur la principale voie d'évacuation.

Une milice iranienne aurait pris environ 200 personnes en otage au deuxième point de contrôle à la sortie d'Alep, a rapporté un combattant turkmène de la brigade Sultan Mourad à Reuter.

Le Hezbollah qui agit sous contrôle des gardiens de la révolution iranien (les Pasdaran) à Alep a fait savoir, via l'un de ses organes de presse, qu'il exigeait l'évacuation des blessés pris au piège dans deux villages, Foua et Kefraya, situés dans la province voisine d'Idlib.

Le régime iranien, avait demandé que le sort de ces villages soit inclus dans l'accord de cessez-le-feu. Pourtant les opposant syrien avaient accepté cette exigence. La nouvelle tentative d’entraver l’évacuation démontre la volonté du régime iranien à bloquer une solution humanitaire à Alep.

   

Une occuaption de fait d’Alep par les Pasdarans et les milices

 Selon l’opposition iranienne (CNRI), les forces sur le terrain à Alep sont sous commandement des Gardiens de la révolution iraniens qui occupent avec leurs mercenaires le quartier Est d’Alep. Le CNRI affirme que les pasdaran et leurs milices commettent des exactions sur la population, avec des cas d’exécutions collectives de civils, notamment de personnels hospitaliers, n’hésitant pas à ouvrir le feu sur les ambulances transportant des blessés. Un nombre limité de soldats de l'armée d’Assad est présent sur le terrain et joue un rôle secondaire dans les opérations.

Selon l’opposition iranienne, qui est généralement très bien renseignée, le centre de commandement des pasdaran est situé à la caserne Cheikh Najar dans la zone industrielle du nord de la ville. C'est de là que les commandants des pasdaran transmettent leurs directives aux milices de mercenaires et aux commandants de l'armée syrienne. On trouve également dans cette caserne des milices irakiennes, le Hezbollah libanais, les Fatemyoun afghans, les Zeinabyoun pakistanais et une partie des milices syriennes à la solde du régime des mollahs.

 

25000 hommes en armes sous commandement des Pasdaran à Alep

Le CNRI révèle aussi que le nombre de pasdaran et de leurs mercenaires à Alep et dans ses alentours se chiffrent à 25 000 hommes en armes. Des mercenaires irakiens, comme les groupes Al-Nojaba, Assaeb Ahl-Hagh, Kataeb Hezbollah etc. sont transférées depuis l'aéroport iranien d'Abadan vers la Syrie.

En entravant l’évacuation et en s’acharnant sur la population locale, le régime des mollahs entend modifier la composition démographique de la ville d'Alep et intensifier le climat de terreur, une pratique déjà appliqué dans des zones où les milices chiites pro régime iranien ont pratiqué en Irak. C'est selon le CNRI la raison pour laquelle les pasdaran ont entravé l'évacuation d’Alep et la sortie des convois de civils, en ouvrant le feu sur ces derniers et en prenant des otages.

 

Les cris de victoire du régime iranien peuvent augmenter son isolement

Les dirigeants du régime iranien multiplient les félicitations après la bataille d’Alep. Le 14 décembre, dans une communication téléphonique avec le dictateur syrien Bachar Assad, le président du régime des mollahs Hassan Rohani l’a rassuré que son régime « restera aux côtés du gouvernement syrien et de son peuple jusqu'à l'éviction de Syrie de tous les terroristes ». Ali Larijdani, président du Parlement des mollahs, dans un message à son homologue syrien, a parlé des crimes contre l'humanité commis à Alep comme d’ « un tournant dans le combat indéfectible contre le terrorisme et ses commanditaires ». Ramezan Charif, responsable des relations publiques des gardiens de la révolution, a pour sa part déclaré : « Cette victoire sera certainement décisive pour résoudre les crises au Yémen, à Bahreïn et éliminer le reste des terroristes en Syrie et en Irak » (agence Fars, 15 décembre 2016).

 Ces déclarations publiques et le comportement inhumains des pasdarans et des milices sous leurs ordres à Alep contribuent à isoler davantage le régime des mollahs dans l’opinion régionale et internationale. A l’intérieur de l’Iran des réactions d’hostilité se multiplient dans les milieux des étudiants contre l’ingérence iranienne en Syrie, la qualifiant de criminel. A l’étranger des manifestations se multiplie devant les ambassades d’Iran en Turquie et en Europe. Une manifestation est prévue samedi 17 décembre devant l’ambassade iranienne à Paris place Iéna à 15h par l’opposition syrienne en solidarité avec la population d’Alep et pour dénoncer les crimes du régime iranien dans cette ville.

 

 

 

 

 

Un rassemblement aura lieu samedi 17 décembre devant l’ambassade d’Iran à l’appel de « la révolution Syrienne en France » pour protester contre le rôle criminel du régime iranien dans le carnage d'Alep.

Rassemblement samedi 17 décembre 2016 de 15h au 17h
proximité de l’ambassade d’Iran
Pour dénoncer les crimes de guerre des mollahs d’Iran et leurs milices en Syrie
et en solidarité avec Alep la martyre
Place Iéna - 75016 Paris