Les prisonniers politiques en Iran écrivent à l’ONU pour décrire les abus des droits de l’Homme

Les prisonniers politiques en Iran écrivent à l’ONU pour décrire les abus des droits de l’Homme

Un groupe de prisonniers politiques de la prison de Gohardasht à Karaj ont écrit à Antonio Guterres, le prochain secrétaire général des Nations Unies, et Asma Jahangir, le nouveau rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran, se plaignant des abus des droits de l’Homme et de la violence politique du régime des mollahs en Iran.

La lettre des prisonniers politiques affirme : « Ce qui est particulièrement une préoccupation est l’aggravation et l’inquiétude sur la situation des droits de l’Homme en Iran qui sont violés effrontément par le régime iranien. » Cette lettre ajoute également que le régime sous-estime et ne respecte pas les conventions internationales qui garantissent les droits de l’Homme.

La lettre ajoute que le régime iranien continue ses abus des droits de l’Homme et son intervention dans les affaires internationales et régionales comme au Yémen, en Syrie et au Liban.

« En Iran, ces deux dernières décennies et aujourd’hui, les droits de l’Homme ont été systématiquement abusés et cette situation continue. »

La lettre poursuit en affirmant que ces dernières années, le régime des mollahs a mené des dizaines d’exécutions de prisonniers politiques et les responsables de ces exécutions sont les mêmes que ceux du massacre de 1988 où 30 000 prisonniers ont été exécutés en Iran. Les prisonniers politiques qui sont restés loyaux à leurs croyances ont été exécutés pendant le massacre malgré avoir déjà été condamné à l’emprisonnement par le pouvoir judiciaire.

Les prisonniers politiques ont souligné que les abus des droits de l’Homme par le régime des mollahs incluent l’oppression des minorités ethniques et religieuses et des femmes, l’exécution de personnes non jugées, l’arrestation et la torture de dissidents politiques, de militants, de professeurs et de journalistes.

Les prisonniers politiques ont demandé à l’ONU d’appeler à un arrêt des exécutions en Iran, la libération des militants civils des prisons du régime, la fin de la pression sur les opposants au régime et d’autres demandes de la publication des noms et endroits où les cadavres des 30 000 victimes du massacre de 1988 en Iran.

Les signataires sont : Ali Moezzi, Saeid Massouri, Ass'ad (Behnam) Ebrahimzadeh, Saleh Kohandel, Hossein Gholami-Azar, Hassan Sadeqi, Reza Akbari Monfared, Soheil Babai, Ibrahim Firouzi, Hossein Kakavand, Amir Hassanvand-Seyyar, Alireza Nasseri et Assad Mohammadi.