La participation européenne à l’investiture d’Hassan Rohani condamné unanimement

La participation européenne à l’investiture d’Hassan Rohani condamné unanimement

Le 5 juillet a lieu la cérémonie d’investiture du président du régime des Mollahs Hassan Rohani. Ceci alors qu’Amnesty International a publié un récent rapport selon lequel son gouvernement n’a jamais pris de mesures significatives pour mettre un terme aux violations de droits humains.

Quel est l’intérêt à une telle participation lorsque des milliers de personnes, des jeunes sont dans l’attente de leur exécution? En effet, les hauts dignitaires et les médias du régime clérical ont admis la présence de quelques 5000 prisonniers dans le couloir de la mort en Iran âgés entre 20 et 30 ans. (Agence de presse Mehr, le 23/11/2016)

Les chiffres concernant les exécutions et violations systématiques des droits sont terribles. Plus de 3000 personnes ont été pendu durant le premier mandat présidentiel de Rohani. Le mois de juillet de cette année 101 exécutions dont 2 femmes faisaient partie du cortège.

En plus des conditions de détention insupportables, de nombreux prisonniers font couramment l’objet d’actes de maltraitance et de tortures jusqu’à leur mise à mort. Abbas Yousefi, exécuté dans la prison de Gohardacht le 5 juillet, s’est fait copieusement molester peu avant son exécution par des gangs mafieux qui étaient de mèche avec les responsables de la prison.

Les organisations humanitaires et des comité parlementaires européens ont fermement condamné la visite de Mme Mogherini et d'autres responsables européens à un pays sous l’emprise du fascisme religieux.

Le Comité français pour un Iran démocratique (CFID) composés de sénateurs, d’élus et d’ancien élus, a déclaré dans un communiqué le 3 aout : « Ces visites, alors qu'au moins 101 exécutions viennent d’avoir lieu en juillet, sont un affront aux valeurs universelles des droits de l'homme dont l'UE se considère comme protectrice et garante ».

Le 2 août 2017, au parlement européen, les Amis d’un Iran libre ont réitéré leur demande auprès de l’UE et des gouvernements européens de conditionner leurs relations avec l’Iran à l’arrêt des exécutions et de contribuer à faire progresser la situation des droits de l’Homme et de la femme.

« Les autorités iraniennes ont mené une répression acharnée contre les défenseurs des droits humains depuis l’arrivée au pouvoir de Rohani en tant que président, en diabolisant et emprisonnant les militants qui osent défendre les droits individuels », a déclaré Amnesty International.

Ces désapprobations sont partagées par la diaspora iranienne et l’opposition principal iranienne. Dans une tribune dans le Huffpost, Sadegh Sistani qui fut détenu pour son opinion durant 17 ans écrit : « En tant qu'ancien prisonnier des geôles politique iraniennes, j'ai été sidéré d'apprendre que Madame Mogherini, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et des diplomates de pays européens assiste avec bienveillance au sacre de Hassan Rohani. »

Investir sur le régime de Guide suprême dont le triste bilan est de 120.000 exécutions politiques revient à cautionner les clans les plus obscures de ce régime dont les agissements sont contraires aux intérêt du peuple iranien et à la paix et la tranquillité dans la région.