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Rex Tillerson exhorte le régime iranien à mettre fin à son soutien aux groupes terroristes

Rex Tillerson exhorte le régime iranien à mettre fin à son soutien aux groupes terroristes

Le Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a appelé le président du régime iranien à mettre fin à tout soutien et financement aux groupes terroristes. Il a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien, Adel Al-Jubeir, en marge du Sommet de Riyad.

M. Tillerson a déclaré que les États-Unis travaillent à renforcer les défenses du Golfe afin de contrer l'influence du régime des mollahs dans la région.
Tillerson a déclaré que le président du régime, Hassan Rohani, a l'occasion de mettre fin au rôle de Téhéran en ce qui concerne le soutien aux « forces déstabilisantes qui existent dans cette région ».

Il a également exhorté Téhéran à mettre un terme à ses tests de missiles balistiques. Il a exprimé l'espoir que le régime des mollahs « rétablisse les droits des Iraniens à la liberté d'expression, à la liberté d'organisation, afin que les iraniens puissent vivre la vie qu'ils méritent ».
Il a déclaré que « si Rohani voulait changer les relations de l'Iran avec le reste du monde, ce sont les choses qu'il pourrait faire ».

Lors d’un Point de presse avec sur l’Iran, le 19 avril 2017, le secrétaire d’État Rex Tillerson avait déclaré à Washington :
« L’administration Trump, dans toutes les branches du gouvernement, est en train de mener une révision de notre politique étrangère à l’égard de l’Iran.

Aujourd’hui je voudrais aborder les provocations inquiétantes et incessantes de l’Iran, qui exporte la terreur et la violence, déstabilisant plusieurs pays à la fois.

L’Iran est le principal État du monde soutenant le terrorisme. Il est responsable de l’intensification de multiples conflits, d’atteintes portées aux intérêts des USA dans des pays comme la Syrie, le Yémen, l’Iraq et le Liban, et il continue à soutenir les attaques contre Israël.

Si l’on n’y prend pas garde, l’Iran pourrait bien emprunter le même chemin que la Corée du Nord et emmener le monde entier avec lui.

Les États-Unis n’ont aucun besoin d’une preuve supplémentaire démontrant que la patience stratégique est une approche erronée.

Pour être exhaustive, notre politique à l’égard de l’Iran exige que nous nous attaquions à toutes les menaces que représente ce pays, et il est clair qu’elles sont nombreuses.

L’Iran continue à soutenir le régime brutal d’Assad en Syrie, prolongeant ainsi un conflit qui a tué environ un demi-million de Syriens et entraîné le déplacement de millions d’autres personnes. L’Iran soutient le régime d’Assad même lorsque celui-ci commet des atrocités contre son propre peuple, y compris en utilisant des armes chimiques. L’Iran lui fournit armement, financement et entraînement, et fait entrer des combattants étrangers en Syrie. Il a aussi envoyé des membres des Gardiens de la révolution pour participer directement aux opérations de combat.

En Iraq, l’Iran soutient certains groupes activistes iraquiens, essentiellement à travers les forces al-Qods, qui depuis des années perturbent la sécurité en Iraq.

L’Iran nourrit une hostilité de longue date envers Israël, fournissant armement, entraînement et financement au Hamas et aux autres organisations terroristes palestiniennes.

Bref, par ses actions et sa propagande, l’Iran fomente la discorde.

Hier encore, lors d’une parade militaire, le régime aurait exhibé un missile estampillé « Mort à Israël ».

Au Yémen, l’Iran continue à soutenir la tentative des houthis pour renverser le gouvernement en leur fournissant des équipements militaires, des financements et des formations, menaçant ainsi la frontière sud de l’Arabie saoudite. Les opérations d’interception menées au Yémen par les forces émiraties et en mer d’Arabie par les forces de la coalition ont mis au jour un réseau complexe mis en place par les Iraniens pour armer et équiper les houthis.

Les navires militaires iraniens continuent à entraver la liberté de navigation dans le golfe Persique en y harcelant des navires militaires des Etats-Unis qui y opèrent légalement.

Par ailleurs, l’Iran a mené des cyberattaques contre les États-Unis et ses partenaires du Golfe.

Dans le reste du monde, on trouve la main de l’Iran derrière des attaques terroristes, notamment un complot visant à assassiner Adel al-Jubeir, à l’époque ambassadeur du Royaume saoudien aux États-Unis.

Que ce soit par des tentatives d’assassinat, par son soutien à des armes de destruction massive ou en déployant ses milices en vue de la déstabilisation, l’Iran consacre sa richesse et son temps à perturber la paix.

En termes de respect des droits de l’homme, l’Iran a toujours un des pires bilans du monde; les opposants politiques sont régulièrement emprisonnés ou exécutés, et on a même atteint le point où on exécute dans ce pays des mineurs et des individus dont la punition est disproportionnée par rapport à leur crime.

L’Iran détient arbitrairement des étrangers, dont des Américains, sur de fausses accusations. Plusieurs citoyens des Etats-Unis sont toujours portés disparus ou injustement emprisonnés en Iran.

Outre les abus à l’intérieur des frontières de l’Iran, il y a le danger qu’il fait courir au reste du monde.

Les ambitions nucléaires iraniennes représentent un grave risque pour la paix et la sécurité mondiales.

Ce pays a pour habitude, et posture, d’utiliser toutes les ressources à sa disposition pour perturber les peuples et les nations.

Avec son dernier essai de missile balistique à moyenne portée, l’Iran continue à développer et à faire proliférer sa technologie balistique, violant ainsi la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Il a déclaré il y a quelques temps qu’il effectuerait un deuxième essai de vol du véhicule spatial Simorgh, ce qui le mettrait en meilleure position pour disposer d’un missile intercontinental opérationnel.

On ne peut pas parler de l’Iran sans mentionner le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA).

Le JCPOA ne permet pas d’atteindre l’objectif d’un Iran non nucléaire ; il ne fait que retarder son but, qui est de devenir un état doté du nucléaire. Cet accord représente la même approche erronée qui a été utilisée par le passé et qui a abouti à la menace imminente que constitue actuellement la Corée du Nord. Sur le sujet de l’Iran, l’administration Trump n’a aucune intention de renvoyer la balle à une future administration.

Les preuves sont claires. Les actions provocatrices de l’Iran menacent les États-Unis, la région et le monde.

Comme je l’ai indiqué au départ, l’administration Trump est en train de mener une révision générale de notre politique étrangère à l’égard de l’Iran. Dès que nous aurons émis nos conclusions définitives, nous relèverons les défis que représente l’Iran avec clarté et conviction. Merci. »