Iran : Khamenei reconnait les ingérences des pasdaran dans la région

Iran : Khamenei reconnait les ingérences des pasdaran dans la région

En réaction aux récents propos du président américain contre les pasdaran iraniens qu’il a décidé de placer sur la listes des organisations terroristes, le guide suprême iranien Ali Khamenei a réagi avec colère. « Les États-Unis sont en colère parce qu'aujourd'hui la République islamique d'Iran a contrarié leurs plans au Liban, en Syrie et en Irak", a-t-il avancé en reconnaissant les activités déstabilisatrices du régime dans la région.

La nouvelle stratégie américaine envers la République islamique a fait l’objet d’intenses discussions depuis des mois à la Maison-Blanche et vise à faire obstacle à la politique d'expansion des gardiens de la révolution dans la région du Moyen-Orient. Donald Trump a appelé vendredi le Congrès américain à appliquer de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Le dictateur iranien a aussi exhortés à ne pas s'aligner sur Washington et a déclaré que les Européens "doivent s'abstenir de s'immiscer dans nos questions de défense".

Vendredi, le président français Emmanuel Macron a lié la poursuite de la bonne application de l'accord nucléaire à des discussions sur le "programme balistique iranien et les questions de sécurité régionale".

Les gardiens de la révolution sont directement impliqués dans l'occupation de quatre pays en particulier : l'Irak, la Syrie, le Yémen et le Liban. De toute évidence, cette occupation n'a plus d’aspect caché en Syrie. En été 2016, il y avait près de 70 000 troupes liées directement au régime iranien, présentes dans ce pays.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI, coalition de l’opposition) s’est félicité de la désignation comme entité terroriste des Pasdaran, « principal instrument de la répression, de l'exportation du terrorisme et de la prolifération d’armes de destruction massive ». Selon, la fin de la politique de complaisance à l’égard des mollahs « est un pas essentiel, qui n’a que trop tardé, vers l'instauration de la paix. »

Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a pour sa part salué la nouvelle politique des Etats-Unis visant à « condamner les violations flagrantes des droits humains en Iran et à priver le régime iranien et notamment le Corps des gardiens de la révolution (pasdaran) de financement pour leurs activités néfastes et à s'opposer aux activités des pasdaran qui pillent la richesse du peuple iranien.»

Pour la dirigeante iranienne, la politique américaine qui a consisté jusque-là à « ignorer les violations des droits de l’homme en Iran et à fermer ses yeux sur l'ingérence meurtrière du régime dans la région » a été désastreux pour le peuple iranien.

Les opposants ont estimé que les pasdaran sont « Le principal instrument de la répression, des exécutions et de la torture en Iran, ainsi que de la propagation du terrorisme dans le monde, de la guerre et des massacres dans la région, de l'acquisition d'armes nucléaires et de la prolifération des missiles balistiques. Si les pasdaran avaient été reconnus plus tôt comme entité terroriste et traités en conséquence, la situation dans la région en général et en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et en Afghanistan aurait été totalement différente. Il est temps de sanctionner immédiatement tous les individus, entités, institutions et sociétés affiliées aux pasdaran et leurs contreparties commerciales.