La Turquie et l’Arabie Saoudite s’opposent au recours à des milices affiliées au régime iranien dans les opérations à Mossoul

La Turquie et l’Arabie Saoudite s’opposent au recours à des milices affiliées au régime iranien dans les opérations à Mossoul

Le ministre des Affaires étrangères turc et son homologue saoudien se sont opposés, dans une conférence de presse conjointe, à la présence des forces Bassidjis en Irak, qui sont principalement composées de chiites affiliés au régime iranien, dans les opérations pour reprendre Mossoul des mains de Daech.

Le ministre des Affaires étrangères, Mouloud Chavosh Oglu, et son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, ont participé à une conférence de presse conjointe le 13 octobre à la suite de la réunion du Conseil de coopération du Golfe (GCC).

La situation en Irak était un des thèmes majeurs de la conférence de presse, tout comme le thème principal des débats lors de la réunion des membres du GCC et de la Turquie, comme l’indique le rapport.

Selon l’agence de presse turque, Anatolia, M. Chavosh Oglu a déclaré qu’Ankara ne voulait pas que les habitants de Mossoul aient à choisir entre les milices chiites [affiliées au régime iranien] et les groupes paramilitaires de Daech.

Adel al-Jubeir a également déclaré que les milices chiites « associées au régime iranien ont créé des problèmes ailleurs en Irak et ont commis des crimes. Si elles entrent dans Mossoul, il y aura un désastre. » Le quotidien saoudien « Saudi Gazette » a cité le ministre des Affaires étrangères turc différemment par rapport au compte-rendu de l’agence de presse Anatolia. Dans le rapport de Saudi Gazette, Chavosh Oglu est cité ainsi : « La présence d’extrémistes et de milice chiites est désastreuse et l’Irak devrait éviter ces deux dangers. »

Le ministre des Affaires étrangères turc et son homologue saoudien ont également donné leurs approches pour reprendre Mossoul Chavosh Oglu a déclaré que la meilleure option serait de laisser les habitants (nés) à Mossoul et des « volontaires locaux » diriger les opérations contre Daech à Mossoul et que « l’armée irakienne et d’autres forces pourraient leur fournir l’aide dont ils ont besoin. » Adel al-Jubeir a quant à lui déclaré : « Il est préférable que l’Irak utilise son armée et des forces qui ne sont pas affiliées à l’Iran ou à des extrémistes. » Les deux ministres ont cependant déclaré qu’ils ne donneraient pas les noms des forces ou volontaires qu’ils préfèrent pour mener cette opération.

Avant de rencontrer ses homologues dans le Golfe persique et parler avec le ministre saoudien à propos de l’Irak, le ministre des Affaires étrangères turc s’est entretenu avec son homologue iranien à ce sujet.

Le régime iranien est le principal soutien du gouvernement central irakien et il soutient également de nombreuses milices chiites puissantes dans ce pays.