Les liens entre le régime iranien et Al-Qaïda dévoilés

Les liens entre le régime iranien et Al-Qaïda dévoilés

À la suite de la publication par la CIA de près d’un demi-million de documents confisqués pendant le raid de 2011 lors duquel Oussama Ben Laden a été tué, une relation profonde entre le régime iranien et Al-Qaïda est dévoilée.

Ce n’est pas surprenant pour les renseignements qui connaissant la nature des relations entre le premier État soutien du terrorisme au monde et la cellule terroriste sunnite depuis au moins 1991. Celle-ci a commencé lorsque l’Iran des mollahs avait besoin d’aide pour étendre son idéologie intégriste et attaquer les intérêts américains au Moyen-Orient, et lorsqu’Al-Qaïda avait besoin d’argent pour entrainer et organiser des attaques terroristes.

C’est de cette façon que le régime iranien a commencé à entrainer les militants d’Al-Qaïda via ses groupes affiliés comme le Hezbollah. Al-Qaïda a ensuite attaquée les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en échange, tuant ainsi 200 personnes.

Le régime a même laissé les militants d’Al-Qaïda traverser ses frontières sans passeport ni visa avant les attentats du 11 septembre à New York et Washington, laissant ainsi penser que l’Iran était impliqué dans les attentats du 11 septembre.

Alors que certains documents montrent des différents entre le régime et la cellule terroriste pendant certaines années, il est important de noter que cela ne va pas jusqu’à une condamnation d’Al-Qaïda par l’Iran ou vice-et-versa.

Les déclarations publiques sont plutôt des manifestation d’un désir du régime iranien de sauver sa peau et de s’éloigner de ce groupe à la suite de la victoire américaine en Irak.

L’Iran a tenu pour responsable des membres d’Al-Qaïda pour le complot du 11 septembre et les a arrêtés (bien que l’Iran ne les a pas remis aux autorités américaines, dans le but de protéger les terroristes.) Il a ensuite voulu les utiliser comme monnaie d’échange pour récupérer des criminels iraniens emprisonnés aux États-Unis, qui lui étaient liés et/ou demander que les États-Unis sacrifie la Résistance iranienne à savoir l’organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) qui était installié alors en exil en Irak.

Les États-Unis ont finalement renoncé à une telle échange, estimant le prix trop couteux pour l’image du pays si les opposants à une dictature criminelle étaient extradés vers Téhéran.

Le régime a également protégé Abu Musab al-Zaqawi, le fondateur d’Al-Qaïda en Irak, et les gardiens de la révolution se sont occupés de lui. Son groupe est devenu un des prédécesseurs de Daech. Ce document montre les liens croissants du régime iranien avec le terrorisme.

Ainsi, pourquoi ceci n’a-t-il pas été rendu public en 2011 ? La CIA avait besoin de temps pour examiner ces documents avant de les publier, dit-on, mais cela ne justifie pas pourquoi les États-Unis ont voulu poursuivre la signature de l’accord sur le nucléaire (qui ne fait pas état de clauses anti terroristes) avec un pays qui a des liens avec Al-Qaïda.

Ce qui est très inquiétant pour toutes les parties impliquées.

Le militant des droits de l’Homme, Heshmat Alavi, a écrit dans Al Arabiya : « L’Iran nie toute relation avec Al-Qaïda. Ce qui est intéressant c’est de voir que l’Iran avait également nié toute implication en Syrie et en Irak. Ce statu quo prouve l’empreinte mortelle de l’Iran dans ces deux nations qui courent à leur perte. Les années Obama sont terminées. Al-Qaïda et Daech ont perdu leur structure d’organisation après que l’Iran a profité pleinement de leur rôle. L’Iran et les Pasdaran, cependant, continuent de semer le chaos… Malgré leurs différents, l’Union européenne et les États-Unis devraient joindre leurs efforts pour mettre fin à l’ingérence de l’Iran en Syrie et en Irak. »