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Vidéo - Protestation en face de la Banque centrale du régime iranien

Protestation en face de la Banque centrale du régime iranien

Des centaines de victimes d’escroquerie de Caspian Financials se sont rassemblées lundi devant la Banque centrale d'Iran à Téhéran pour protester le non remboursement de leurs argents spoliés. Plus tôt, des dizaines de manifestants ont attaqué dimanche une agence d'Arman Financial avec des pierres à Khorramabad.

Certains manifestants ont scandé des slogans tels que « A bas Saif » et « Allah u Akbar ». Valiollah Saif est chef de la Banque centrale d'Iran.

Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent la police et des policiers armés de matraques essayant de disperser les manifestants. Selon l’agence de presse centrale, les manifestants provenaient de plusieurs provinces et ont bloqué la rue Mir Damad à Téhéran.

Parallèlement, des rassemblements et des manifestations contre Caspian Financials ont eu lieu dans d'autres villes d'Iran.

À Khorramabad, capitale de la province de Lorestan, des dizaines de manifestants se sont heurtés à la police anti-émeutes qui a utilisé des canons à eau pour disperser les protestataires. Ils ont également attaqué avec des pierres une des agences d'Arman Financial. Les images publiées au sujet de cet affrontement montrent que les victimes ont jeté des pierres à la police anti-émeutes.

Au cours des derniers mois, des manifestations et des protestations ont été organisées contre les institutions financières du régime à travers les villes iraniennes. La plupart de ces rassemblements étaient en protestation contre l’incapacité de ces dernières à payer les dépôts de la population.

Auparavant, Farshad Heydari, chef adjoint de la Banque centrale du régime, a affirmé que la banque (centrale) avait « en permanence » contrôlé les établissements de crédit non autorisés et s’occuperait des contrevenants.

Abbas Kamarei, le médiateur de la Banque centrale, a admis le 11 avril, lors d’un entretien accordé à la télévision nationale, que Caspian Financials est composée de huit institutions coopératives de crédit qui opèrent illégalement. Caspian Financials, créée en mars 2015 avec la fusion de huit coopératives et en obtenant l'autorisation de la Banque centrale, a pris en charge les comptes et les passifs de toutes ces coopératives qui étaient censées être dissoutes.

Cette institution était, en fait, un guichet de fraude du bureau de Khamenei et des Gardiens de la révolution (pasdaran) qui sont derrière 7000 institutions similaires. Parce qu'ils étaient puissants, ils ont pu obtenir une licence de la Banque centrale.

La Banque centrale a également cédé beaucoup de ces institutions à d’autres banques et a contourné ses obligations financières. Ces dernières ont eu une croissance rapide sous Ahmadinejad, et avec le soutien des revenus pétroliers et un taux d'inflation élevé, elles ont fait d’énormes profits. Toutefois, après la baisse drastique des recettes pétrolières, elles ont déclaré faillite l'un après l'autre. Non seulement elles n’offrent aucun intérêt à leurs membres, mais elles ne retournent pas non plus le capital des dépôts de la population.