11232017Jeu

La Rapporteuse spéciale des Nations-Unies pour les droits de l’Homme en Iran, Asma Jahangir, a exprimé sa profonde préoccupation concernant la situation de nombreux prisonniers qui sont en grève de la faim depuis longtemps pour protester contre leur transfère dans la section de haute sécurité de la prison de Rajai-Shahr à Karaj, à l’ouest de Téhéran, et contre leur traitement pendant leur détention.

Cela fait maintenant 35 jours que les prisonniers politiques iraniens ont entamé leur grève de la faim. Parmi eux, Abolqassem Fouladvand, Hassan Sadeghi, Saeed Massouri, Reza Akbari Monfared, Jafar Eqdami, Amir Qaziyan, Khaled Heradani, Zaniyar et Loqman Moradi (placés en isolement cellulaire), ainsi que Mohammad Banazadeh Amir-Khizi, Pirouz Mansouri, Majid Assadi et Payam Shakiba. En totalité, ce sont 21 personnes qui ont pris part à ce radical mouvement de protestation.

Alerte sur le sort des prisonniers politiques en grève de la faim

Justice pour les victimes du massacre des prisonniers politiques en Iran

À l'occasion de l'anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran, les mois de juillet, août et septembre sont marqué par cette tragédie. A cette occasion une exposition sera organisée les 30 et 31 août à la mairie du 2ième arrondissement de Paris. Elle comprendra une exposition de photos, de documents sur le thème de ce crime contre l'humanité resté impuni.

Le prisonnier Mohammad Ali Taheri condamne à mort

Un tribunal iranien a condamné à mort le prisonnier politique Mohammad Ali Tehari, a annoncé dimanche son avocat aux agences de presse.

Mahmoud Alizadeh Tabatabaei a déclaré à Associated Press que le tribunal a condamné son client à mort pour « instauration d’un culte ». Taheri, âgée de 61 ans, a été détenu en isolement cellulaire pendant plus de six ans dans la prison d'Evine à Téhéran.

En Iran les exécutions ont dépassé les 400 depuis janvier 2017

La frénésie meurtrière en Iran fait chaque jour son lot de victimes. Le nombre total des exécutions depuis le début de l’année a atteint les 401 pendaisons. Depuis la parodie électorale de la présidentielle, le rythme des exécutions s’est accéléré et a atteint un record sans précédent de 101 pendaisons pour le seul mois de juillet. La majorité des victimes sont des jeunes, mais comporte également des femmes et des mineurs au moment des faits.