11202017Lun

Convergence de vues entre l’Europe et les Etats-Unis sur le contrôle balistique et stopper les ingérences de l’Iran dans la région

Convergence de vues entre l’Europe et les Etats-Unis sur le contrôle balistique et stopper les ingérences de l’Iran dans la région

Lors de son interview télévisé, dimanche, Emmanuel Macron a rappelé que la France et les États-Unis étaient engagés ensemble contre le terrorisme. « C’est notre partenaire le plus essentiel », a insisté le président de la République.

Tout en soulignant des « désaccords » sur le climat et sur le refus du président américain, de certifier l’accord sur le nucléaire iranien il a toutefois précisé que l’« On peut avoir des désaccords mais ils ne doivent pas être rédhibitoires ».

Une politique plus exigeante à l’égar de l’Iran

En matière de l’accord nucléaire a dit le président français : « J’ai expliqué à Donald Trump que c’était une mauvaise chose de durcir les choses avec l’Iran », mais il a rejoint son homologue américain en ajoutant : « Soyons beaucoup plus exigeants sur l’activité balistique de l’Iran et sur son action dans la région ». Il faisait allusion aux activités bellicistes du régime iranien dans la région du Moyen-Orient à travers les gardiens de la révolution et les milices extrémistes.

Cette position du Président Macron rejoint d’ailleurs la réaction conjointe prise par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni suite à l'annonce de Donald Trump de sa nouvelle stratégie sur l'Iran

Dans une déclaration commune, les chefs d’État de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont annoncé avoir pris « note de la décision prise par le Président TRUMP de ne pas recertifier, devant le Congrès, le respect par l’Iran du Plan d’action global commun. »

« Tout en œuvrant pour préserver le Plan d’action, ils ont affirmé partager « des préoccupations quant au programme de missiles balistiques de l’Iran et à ses activités dans la région, qui affectent également nos intérêts de sécurité européens. Nous sommes prêts à prendre de nouvelles mesures adéquates pour traiter ces questions, en étroite coopération avec les États-Unis et tous les partenaires concernés. Nous attendons de l’Iran qu’il s’engage dans un dialogue constructif pour cesser les actions de déstabilisation et œuvrer en vue de solutions négociées.

« Nos gouvernements ont pris l’engagement de veiller au maintien du Plan d’action global commun. Indépendamment, nous devons faire en sorte que nos préoccupations collectives plus larges soient prises en compte. Nous avons demandé à nos ministres des affaires étrangères d’étudier avec les Etats-Unis les moyens d’avancer sur ces questions. »