02222018Jeu

Le régime iranien est faible et les manifestations le démontrent

Le régime iranien souffre de nombreux problèmes aussi bien à l’intérieur qu’à l'étranger – à cause de ses propres méfaits – qui affaiblissent son pouvoir et créent des opportunités pour un changement de régime. Daniel Byman, chercheur au Centre pour la politique au Proche-Orient à la Brookings Institution, a écrit sur le site Lawfare :

Au terme du cinquième jour du soulèvement national contre la dictature en Iran, les pasdaran et les autres forces de sécurité du régime, ont abattu au moins 30 manifestants sans défense. Dix des décès sont survenus lundi à Ghahdirijan (dans la province d'Ispahan). Doroud, Izeh, Toysirkan, Shahin-Shahr, Hamedan et Nourabad sont d'autres villes dans lesquelles les forces de sécurité ont tué des manifestants.

Les protestations en Iran diffèrent de celles de 2009 et réclament le renversement du régime

Les manifestations qui ont débuté jeudi à Machhad se sont étendues à Téhéran et aux grandes villes telles que Tabriz, Ispahan et Chiraz, ainsi qu'à des douzaines d’autres villes moyennes à travers le pays. Ces manifestations sont différentes de celles qui ont eu lieu en 2009, lorsque la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a déclenché des manifestations à l'échelle nationale. Elles sont allés jusqu’à revendiquer le renversement du régime. Les manifestations ont ciblé l'élite au pouvoir et ses politiques tant en Iran qu’à l'étranger.

Au quatrième jour du soulèvement populaire des manifestations ont eu lieu dimanche à Téhéran, Kermanshah, Tuyserkan, Dorood, Gorgan, Ilam, Shahriar, Mashhad, Chabahar, Ardebil, Maragheh, Urmia, Nahavand, Khoy, Sanandaj, Behshahr…

Au moins deux manifestants dans la ville d'Izeh (province du Khouzistan) ont été tués par les tirs directs des pasdaran et plusieurs ont été blessés. Le bruit d'ambulance et de tir étaient entendus dans toute la ville.