11202017Lun

Nouveaux développements dans le conflit interne au sein du régime des mollahs en Iran

Alors que le discours d'Ali Motahari, vice-président du Parlement du régime des mollahs, a été annulé à Mashhad - dans le nord-est de l'Iran, un nouveau développement s’est fait connaître dans le conflit interne du régime, et les deux rivaux, notamment Khamenei et Rafsanjani ont sérieusement été en conflit. Le discours d'Ali Motahari qui devait avoir lieu le dimanche 20 novembre a été annulé par le bureau du Procureur à Mashhad.Comme l'ont indiqué les autorités du régime, l’élocution a été coordonnée il y a 10 jours. En parallèle, un bureau affilié à Rafsanjani et Rohani a été fermé.

Ali Motahari, dans une lettre adressée au président Rohani, a décrit ces actions comme des actes de Daesh et a écrit : « mon élocution a été annulée sur l'ordre du Procureur de Mashhad parce qu’il a reçu une lettre. J'espère que cette lettre ne serait pas au nom du chef des prières communes du vendredi de Mashhad. La pertinence de cette affaire avec le Procureur et le chef de la prière du vendredi ne me paraît pas claire. Veuillez nous clarifier si le souverain de la province de Razavi Khorasan est un gouverneur général ou un procureur ou un chef des prières du vendredi ? Et surtout, quel est le rôle d’un procureur dans cette affaire ?

Dans le même temps, le porte-parole du ministère de l'Intérieur a décrit l'acte du Procureur de Mashhad comme une ingérence dans les fonctions du Conseil de sécurité municipal. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de Rohani a ordonné à son adjoint politique d'enquêter sur la cause de l'annulation du discours.

Les médias rapportent que le gouverneur de Mashhad va être évincé. D'autre part, une presse affiliée au régime a rapporté les propos du gouverneur général adjoint de Razavi Khorasan disant qu'un décret avait déjà été émis il y a 10 jours pour nommer un nouveau gouverneur et pour évincer le précédent et que cela n'a rien à voir avec l'annulation du discours d'Ali Motahari.

Le mollah Lotfi affilié à Khamenei a appuyé l'annulation du discours d'Ali Motahari et a déclaré : « si rien n'avait été fait contre cette élocution, les jeunes auraient sans doute réagi plus violemment. » À la suite de l'incident qui s'est produit dimanche à Mashhad, les médias affiliés au régime des mollahs ont décrit un tel événement comme un tremblement de terre politique.

L’agence de presse Fars, affiliée aux Pasdaran, a également imprimé les excuses manuscrites d'Ali Motahari au chef des Prières communes de Karaj, le mollah Alamolhoda ; demandant à être pardonné. L’information est écrite de manière hésitante : « maintenant, nous devons voir comment Ali Motahari réagit aux accusations sans fondement qu’il a portées contre le représentant du Guide Suprême à Mashhad. »

D'autre part, un certain nombre de députés affiliés à Rafsanjani et Rohani, y compris Mohammad Reza Aref en tant que membre principal, ont demandé que le gouvernement clarifie la raison pour laquelle il a empêché Ali Motahari de prononcer un discours.