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La  Journée des étudiants en Iran et le message du grand militant des droits de l'homme Mohammad Maleki

Le Dr Mohammad Maleki, éminent militant des droits de l'homme et premier président de l'Université de Téhéran après la révolution de 1979 en Iran, a adressé un message militant à la jeunesse iranienne à l’occasion de la Journée des étudints en Iran. Voici le texte de son message :

« De mon grand âge et étant gravement malade, j’aimerais vous parler une fois de plus, vous qui construisez l’avenir de l’Iran : J’aimerais vous rappeler, défenseurs de la liberté et la génération qui est née après cette date et ces évènements, le soixante-troisième anniversaire de la « journée des étudiants »… qui a été accompagné par des soulèvements pour la liberté de la nation. Depuis les 82 ans de la création de la première université iranienne (université de Téhéran), vous avez été les combattants avant-gardistes qui cherchent le changement et qui luttent contre les dictateurs. Il y a eu quelques évènements dans le pays pendant lesquels les étudiants et les universitaires n’ont pas joué un rôle prééminent et basique.

Mes chers enfants Mojahed et défenseurs de la liberté…
En tant que votre vieux père, qui a pleuré et souffert sans relâche pour la liberté, qui a été envoyé en prison et souffert la torture, et qui est passé par de nombreuses difficultés avec sa famille, je pense que des changements vont arriver dans le pays. Aujourd’hui, ensemble, plus unis que jamais, et main dans la main, nous devons faire des pas fermes vers ces mouvements de transformation qui viennent des expériences passées… en apprenant les leçons des tyrannies, notamment du régime des mollahs. Cela nous permettra de ne pas être déçus par les manipulateurs, dont les mollahs et les autres qui ont chanté des slogans de liberté ces dernières années, mais qui n’ont rien fait.

Nous devons lancer un mouvement, un mouvement qui n’est plus arrivé dans notre pays depuis plus de cent ans, depuis que notre mouvement constitutionnel et notre rébellion de « Sardar Jangal » et le mouvement national dirigé par « Dr Mossadeq » et la révolution contre le despotisme de 1978… tous ceux-ci ont échoué, car ils ont été trahis et volés par des agents internes et externes. Et notre nation a vécu ce dont nous sommes témoins aujourd’hui.
Mes chers…

Si nous ne regardons que les évènements de ces derniers mois, cela devient clair que le régime des mollahs est coincé dans un cercle de corruption et qu’il va s’éteindre bientôt. Il n’y plus d’espoir pour sauver ce patient dont tout le corps est infecté ; une infection qui pousse ce patient vers la mort à chaque moment.
L’enregistrement audio de « l’ayatollah Montazeri », dont le gouvernement a essayé pendant des années d’empêcher sa divulgation, a mis en lumière plusieurs faits et a choqué la société, notamment ceux qui ne pouvaient pas croire qu’un gouvernement soi-disant islamique pouvait commettre de tels crimes, comme vous pouvez le voir et l’entendre.
Les crimes que les mollahs ont commis contre les étudiants de l’université et les intellectuels, notamment dans les années 1980, ont ouvert les yeux de plusieurs personnes concernant les dirigeants de ce pays au nom de Dieu et de la religion qui sont en fait des criminels qui n’épargne aucun crime afin de survivre…
Je demande à mes enfants, les étudiants de l’université, de ne pas laisser la volonté de ce régime se réaliser, c’est-à-dire laisser ces crimes sombrer dans l’oubli, tout comme la recherche de la justice. Le mouvement à la recherche de la justice est discuté et étudié dans plusieurs cercles, notamment chez les étudiants. Nous devrions tous demander à un tribunal international d’étudier le cas de ce crime contre l’humanité dont la plupart des victimes ont été et sont des étudiants et des facultés d’universités.
Dans vos réunions et slogans n’oubliez jamais les prisonniers innocents comme « Abdul-Fattah Soltani », « Narges Mohammadi », « Arash Sadeghi » et sa femme « Golrokh Iraii Ebrahimi », « Mohammad Ali Taheri », « Ali Moezzi », « Sedigheh Monfared » et d’autres prisonniers politiques.
Mes chers enfants…

Quelques problèmes sont à propos de notre pays aujourd’hui ; en d’autres termes, ce régime n’est pas qualifié pour rester au pouvoir, ni moralement, ni humainement ou socialement, etc. Vous êtes les futurs dirigeants de l’Iran qui devront mener l’Iran vers la liberté, la prospérité et l’égalité.

L’unité est la première condition pour la victoire et je vous promets d’être avec vous jusqu’à mon dernier soupir et jusqu’à nous atteignons la liberté. N’oubliez pas que les universités sont les bastions pour la liberté de cette nation, et je vous remercie pour votre dur travail. Soyez brillants et victorieux.
Dr Mohammad Maleki
Le 4 décembre 2016 »