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LIVRE : Où va l’Iran ?

« Où va l’Iran ? », est un ouvrage collectif paru en mai 2017 aux éditions «Autrement », 314 pages, un regard croisé sur le régime et ses jeux d’influence. Un collectif d'experts de tous horizons analyse la situation économique, politique et sociale du pays et offre un point de vue unique sur la stratégie diplomatique et militaire, ainsi que sur les interférences régionales, pour mieux saisir les jeux d'influence du régime.

Si l’Iran est le pays de l'algèbre, de l'astrologie, des palais et de la tapisserie, il est aujourd’hui aussi le pays de tous les interdits et des oppressions. Nous sommes plutôt habitués à voir se succéder sur les écrans des reportages superficiels sur le tourisme, les beautés naturelles et architecturales de la Perse mythique.

Alger refuse d’être mêlé à « la guerre froide » entre l’Arabie saoudite et l’Iran

TSA : Le ministère algérien des Affaires étrangères a vivement réagi, dimanche 2 avril au soir, à des articles de médias iraniens relatant la visite à Alger, les 27 et 28 mars, de Reza Salehi Amiri, ministre de la Culture et de la Guidance islamique iranien, à Alger et de l’entretien qu’il a eu avec le premier ministre, Abdelmalek Sellal.


WSJ, Editorial: 

Un tribunal révolutionnaire iranien a condamné dimanche, Ahmad Montazeri à 21 ans de prison pour une série d’accusations invoquant des motifs de sécurité nationale. L’ecclésiastique de 60 ans purgera à peine six ans selon les normes de la justice des mollahs, en raison de son âge et du statut spécial de sa famille dans l'histoire de la révolution iranienne. Mais sa condamnation est un rappel du fait que le régime demeure avec la même brutalité, même s'il récolte les avantages économiques de son accord nucléaire avec l'Occident.

Président élu Conseil municipal d’Alep, Brita Hagi Hasan équivalent du maire pour cette ville a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, mercredi, pour alerter sur la situation de sa ville. Il avait participé samedi dernier à la conference organise par le Conseil national de la Résistance iranienne à la Maison de la Mutualité contre l’impunité des responsables des massacres en Syrie et en Iran, aux côté de responsables de l’opposition syrienne et de la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi. Le journal Est républicain a pu l’interviewer à l’occasion de ce passage à Paris. Voici le texte de l’article paru dans plusieurs quotidiens régionaux de France, le jeudi 1 décembre.

« Appel à la justice : Mettre fin à l'impunité des auteurs de crimes contre l'humanité en Iran et en Syrie » est le sujet d’une conférence qui s'est tenue le samedi 26 novembre 2016 à la Maison de la Mutualité à Paris, en présence la dirigeante de la Résistance iranienne Maryam Radjavi et de nombreuses personnalités politiques et de juristes venus de France et d'Europe, et du Moyen-Orient, en particulier plusieurs responsables de l'opposition syrienne.

 

« Si l’ONU veut conserver ne serait-ce qu’une parcelle de légitimité, elle doit lancer une enquête complète et indépendante sur ce crime effroyable et insister sur l’arrestation et le procès pour crimes contre l’humanité de Khamenei, Rohani et des autres meurtriers dont l’Occident continue de serrer les mains souillées de sang, » a écrit dans le Herald Scotland, Struan Stevenson, ancien eurodéputé écossais et actuel président de l’Association européenne pour la liberté en Irak.

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Iran Focus: Éditorial  - Le samedi 12 juin des milliers d'Iraniens ont bravé une fois de plus le danger et sont descendus dans les rues pour marquer l'anniversaire du soulèvement de 2009. Cette journée de protestation revêt une importance significative indiquant la future orientation de l'insurrection.

Le slogan de «mort au dictateur » n’a pu  être étouffé en dépit d’une forte présence des forces de sécurité. Les étudiants étaient comme toujours en première ligne. Des images vidéo venues d'Iran ont notamment montré des manifestations étudiantes dans deux universités majeures, celles de Téhéran et de Sharif.  Le centre de la capitale a été le théâtre d’importantes escarmouches avec les forces de la répression. Beaucoup ont été blessés, certains grièvement. Les autorités ont reconnu l'arrestation d'au moins 91 manifestants, dont plusieurs affiliés à la principale force de l'opposition organisée, les Moudjahidine du peuple.

La résistance courageuse de la population a percé les nuages menaçants de la répression qui couvrent le ciel d'Iran. Se moquant du poing de fer rouillé du guide suprême, Ali Khamenei, qui a désespérément besoin de restaurer son pouvoir chancelant, elle a envoyé un signal clair sur la direction de l'insurrection et son orientation stratégique.

La semaine dernière, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, les deux candidats malheureux de l'élection présidentielle de juin 2009, ont renoncé à leur appel de rassemblement pacifique contre le régime en invoquant le «souci de protéger la vie et les biens des gens ». La décision a été perçue comme une volte-face embarrassante qui a attiré les critiques des milieux de l’opposition et de la blogosphère. Les deux hommes ont fait partie du sérail du régime pendant plusieurs décennies.

 La dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a noté qu’en renonçant à manifester, Moussavi et Karoubi se sont montrés plus préoccupés par «la vie et des biens» des mollahs au pouvoir que ceux du peuple iranien.

Les protestations de samedi, qui devraient se poursuivre les jours prochains, ont clairement montré que le peuple iranien a laissé Moussavi et Karoubi loin derrière. Bien que Moussavi ait affirmé que « nous avons besoin de faire du travail de prise de conscience», il semblerait toutefois avoir lui-même besoin de prendre conscience que le peuple iranien a choisi la voie qui mène à un changement totale de régime.