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La solution démocratique à la crise iranienne

Iran Focus: Éditorial - Les dernières sanctions des Nations unies à l’encontre de Téhéran sont essentielles. Elles amplifient l'isolement du régime et avivent ses multiples défis intérieurs.

Toutefois, les sanctions doivent faire partie d'une stratégie plus globale concernant non seulement les symptômes politiques du problème, mais aussi la source fondamentale de la crise iranienne : le pouvoir théocratique.

La semaine dernière, les responsables américains faisaient part d’une préoccupation souvent entendue comme quoi les sanctions seules ne sauraient décourager Téhéran dans sa quête de l'arme nucléaire.

Alors, qu’est-ce qui va au-delà des sanctions, mais qui reste en deçà de l'intervention militaire étrangère ? L'option démocratique. Le 26 juin, des dizaines de milliers d'Iraniens ont rempli le stade de Taverny près de Paris pour soutenir la voie d’un changement de régime par le peuple iranien et le mouvement de l'opposition démocratique.

À leurs yeux, puisque la source du problème se trouve dans le régime, la solution est naturellement d’en changer. Ils ont ainsi présenté une option stratégique, qui comprend notamment la fermeté de l’occident, des sanctions générales et la reconnaissance de l'opposition démocratique.

Parmi les figures de marque qui ont pris la parole se trouvaient John Bolton, José María Aznar et Alejo Vidal-Quadras.

John Bolton, ancien ambassadeur américain aux Nations unies, a déclaré que le gouvernement américain doit adopter une « politique active de changement de régime», qui «ne fasse pas obstacle aux mouvements légitimes d'opposition ».

José Maria Aznar, l'ancien Premier ministre espagnol, a noté que «le peuple iranien mérite un gouvernement qui ne soit pas fondé sur la répression brutale » et que « le peuple iranien veut et mérite un changement de régime».

Enfin Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, a annoncé que 23 parlements dans le monde – dont une majorité de membres dans vingt d'entre eux - ont récemment souscrit à l'option démocratique en Iran, incarnée par le Conseil national de la Résistance iranienne, un développement extraordinaire en soi.

Des centaines d'autres dignitaires et parlementaires du monde ont aussi participé au rassemblement de Taverny. Les organisateurs ont estimé l’assistance à 100.000 personnes. L'AFP a parlé d’ «un succès  diplomatique pour l'opposition iranienne ».

Dans son allocution, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), qui avait organisé l'événement, a appelé à « la création d'une société nouvelle, fondée sur la liberté, l'égalité, la démocratie, le respect des droits de l'homme et la séparation de la religion et de l'Etat ».

Le grand rassemblement des Iraniens jette la lumière sur un avenir qui semble prometteur. Il atteste, par sa taille et son poids diplomatique, de l’attrait grandissant de l'option démocratique.

Cette dernière vient compléter les sanctions et empêcher une autre guerre. Il incombe maintenant à l'occident de répondre à l'appel de l'opposition iranienne et d’agir en conséquence.