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dna.fr: Interview avec Pascal Boniface Directeur de l’IRIS

Les récentes frappes israéliennes sur Damas risquent-elles de faire basculer le conflit syrien dans une autre dimension, avec la perspective d’un embrasement de toute la région ?
«Jusqu’alors, Israël avait pris soin de ne pas interférer avec le conflit syrien et plus généralement avec les mouvements liés au Printemps arabe. Israël s’accommodait d’ailleurs fort bien du régime de Bachar Al-Assad, virulent en paroles mais qui ne tentait rien. L’État hébreu a dû choisir entre deux maux en intervenant contre le Hezbollah, prenant le risque de devenir partie prenante.»

 

Libération: Par CHOWRA MAKAREMI (Anthropologue, chargée de recherches au CNRS) - En février, la République islamique fêtait le 34e anniversaire de la révolution iranienne de 1979, tandis que les Etats-Unis célébraient leur propre vision des événements : Michelle Obama remettait l’oscar du meilleur film à Argo de Ben Affleck. Le long métrage met en scène la prise d’otages de l’ambassade américaine en 1979, tandis que, dans les rues de Téhéran, une foule fanatique, hommes à barbe et femmes en tchador, porte Khomeiny à la tête d’un régime islamique. Or l’ironie est que cette histoire de la révolution, clairement hostile à la République islamique, ne fait que renforcer le mythe que ce régime se donne de sa propre naissance.

Le Monde: EDITORIAL - On les a oubliés depuis l'écrasement du " printemps iranien " de 2009. On a oublié ces femmes et ces hommes courageux qui ne réclamaient qu'une chose : le respect du suffrage universel. On a oublié comment le régime - le " guide " Ali Khamenei et le président Mahmoud Ahmadinejad - a volé le résultat d'élections qui donnaient la victoire aux réformateurs.

La Montagne: Blocus, dévaluation de la monnaie, bombe atomique : les Iraniens sont à nouveau dans la rue. De proche en proche, les manifestants en viennent – comme en 2009 – à contester le régime lui-même. François Colcombet, ancien député PS de l’Allier, cofondateur du Syndicat de la magistrature et du Comité français pour un Iran démocratique (CFID), suit ces questions de près.