11212017Mar

Blog.lemonde.fr: Par Dominique Hollard, historien des religions -  Régis Debray, de retour d’un séjour en Iran, a récemment publié ses impressions de voyage dans le journal Le Monde. Pour ceux qui s’intéressent au devenir de cette grande nation, pivot des civilisations en Orient et acteur majeur du nouvel ordre international en gestation, la lecture de ce billet réserve de désagréables surprises ! En effet, le philosophe essayiste additionne, à côté d’observations acceptables, des contrevérités flagrantes et des oublis tragiques sur ces dernières décennies passées sous la domination de l’appareil théocratique et répressif.

Le Monde, 27 octobre: Par Alexandra Geneste - D'après un rapport, le discours d'ouverture du président Rohani est contredit par les faits. « Seule la musique de la rengaine iranienne a changé ; les paroles, elles, restent les mêmes », résumait dernièrement un diplomate occidental, en référence à l'ouverture prônée par le président de la République islamique d'Iran, Hassan Rohani, depuis son investiture, en août. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Iran, Ahmed Shaheed, confirme : " La situation des droits de l'homme reste préoccupante et ne montre aucun signe d'amélioration. "

The Washington Post, 27 septembre -Par Charles Krauthammer - La recherche de «modérés» iraniens se poursuit maintenant depuis 30 ans. Dans l'enthousiasme du dernier épisode, il est utile de rappeler que le point culminant de la débâcle de l’Iran-Contra armes-contre-otages, résidait dans le voyage secret à Téhéran de Robert MacFarlane, ancien conseiller à la sécurité nationale du président Reagan. Il avait apporté un gâteau en forme de clé symbolisant les nouvelles relations qu'il ouvrait avec les «modérés ». Nous connaissons la fin.

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Iran Focus: Éditorial  - Le samedi 12 juin des milliers d'Iraniens ont bravé une fois de plus le danger et sont descendus dans les rues pour marquer l'anniversaire du soulèvement de 2009. Cette journée de protestation revêt une importance significative indiquant la future orientation de l'insurrection.

Le slogan de «mort au dictateur » n’a pu  être étouffé en dépit d’une forte présence des forces de sécurité. Les étudiants étaient comme toujours en première ligne. Des images vidéo venues d'Iran ont notamment montré des manifestations étudiantes dans deux universités majeures, celles de Téhéran et de Sharif.  Le centre de la capitale a été le théâtre d’importantes escarmouches avec les forces de la répression. Beaucoup ont été blessés, certains grièvement. Les autorités ont reconnu l'arrestation d'au moins 91 manifestants, dont plusieurs affiliés à la principale force de l'opposition organisée, les Moudjahidine du peuple.

La résistance courageuse de la population a percé les nuages menaçants de la répression qui couvrent le ciel d'Iran. Se moquant du poing de fer rouillé du guide suprême, Ali Khamenei, qui a désespérément besoin de restaurer son pouvoir chancelant, elle a envoyé un signal clair sur la direction de l'insurrection et son orientation stratégique.

La semaine dernière, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, les deux candidats malheureux de l'élection présidentielle de juin 2009, ont renoncé à leur appel de rassemblement pacifique contre le régime en invoquant le «souci de protéger la vie et les biens des gens ». La décision a été perçue comme une volte-face embarrassante qui a attiré les critiques des milieux de l’opposition et de la blogosphère. Les deux hommes ont fait partie du sérail du régime pendant plusieurs décennies.

 La dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a noté qu’en renonçant à manifester, Moussavi et Karoubi se sont montrés plus préoccupés par «la vie et des biens» des mollahs au pouvoir que ceux du peuple iranien.

Les protestations de samedi, qui devraient se poursuivre les jours prochains, ont clairement montré que le peuple iranien a laissé Moussavi et Karoubi loin derrière. Bien que Moussavi ait affirmé que « nous avons besoin de faire du travail de prise de conscience», il semblerait toutefois avoir lui-même besoin de prendre conscience que le peuple iranien a choisi la voie qui mène à un changement totale de régime.