11202017Lun

Blogs.nouvelobs: Par Sara Narani - Le nouveau président du régime des mollahs iraniens vient de présenter son cabinet au Majlis (le parlement), alors que la communauté internationale attend avec « intérêt » de voir comment Hassan Rohani compte concrétiser un «changement» dans son dialogue avec les puissances mondiales. D’aucuns ont d'ores et déjà acclamé ce providentiel mollah qui « va redresser le pays et ses relations avec l’Occident ».

Mediapart: Par Yves Bonnet* - Le Docteur Hassan Rohani qui sera intronisé dans ses nouvelles fonctions de Président de la République islamique dans quelques jours, le 3 août, et que certains commentateurs complaisants saluent comme un modéré, présente effectivement un tout autre visage que son prédécesseur, le populiste Mahmoud Ahmadinejad, mais sa présence au sein de l’équipe dirigeante à Téhéran n’est pas plus rassurante pour autant.

Iranactu.blog.lemonde.fr: Par Nader Nouri (Ancien diplomate iranien, politologue) - L’article signé Louis Imbert paru le 23 juin sur «Nouvelles d’Iran », un blog de la rédaction du « Monde », reprend à l’occasion du grand rassemblement annuel de la Résistance iranienne à Villepinte au nord de Paris, les mêmes refrains de « Moudjahidine bashing » que nous avons connus dans le passé. Cette fois-ci le motif semble être le fait que le mollah Hassan Rohani, décrit comme un conservateur modéré, ait succédé à Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l’exécutif du régime de Téhéran au terme d’une élection pourtant « verrouillée » (selon le terme utilisé à la une du Monde deux semaines auparavant) par le Guide suprême, Ali Khamenei,  le vrai homme fort de la République islamique qui règne d’une main de fer sur l’Iran depuis près d’un quart de siècle.

 

El Mundo: Par J. M. BELLVER correspondant à Paris - Zapatero est passé à l'opposition iranienne. L'ancien Premier ministre espagnol a disqualifié hier le régime des mollahs lors d'une réunion à Paris du Conseil national de la Résistance et il l’a fait avec des sénateurs PP et sans la participation de députés du PSOE.

RFI: Par Murielle Paradon - Les électeurs iraniens votent ce vendredi 14 juin pour élire un nouveau président. Installé à Téhéran, où il a été emprisonné pendant un an pour avoir critiqué la politique économique du gouvernement, Fariborz Raisdana, 64 ans, économiste de gauche et écrivain, estime que cette élection est « ridicule ». C’est un homme amaigri mais déterminé. Notre envoyée spéciale, Murielle Paradon l’a rencontré dans sa maison de Téhéran. Et malgré les risques, il livre un témoignage édifiant, en commençant par ses conditions de vie en prison.

 

dna.fr: Interview avec Pascal Boniface Directeur de l’IRIS

Les récentes frappes israéliennes sur Damas risquent-elles de faire basculer le conflit syrien dans une autre dimension, avec la perspective d’un embrasement de toute la région ?
«Jusqu’alors, Israël avait pris soin de ne pas interférer avec le conflit syrien et plus généralement avec les mouvements liés au Printemps arabe. Israël s’accommodait d’ailleurs fort bien du régime de Bachar Al-Assad, virulent en paroles mais qui ne tentait rien. L’État hébreu a dû choisir entre deux maux en intervenant contre le Hezbollah, prenant le risque de devenir partie prenante.»

 

Libération: Par CHOWRA MAKAREMI (Anthropologue, chargée de recherches au CNRS) - En février, la République islamique fêtait le 34e anniversaire de la révolution iranienne de 1979, tandis que les Etats-Unis célébraient leur propre vision des événements : Michelle Obama remettait l’oscar du meilleur film à Argo de Ben Affleck. Le long métrage met en scène la prise d’otages de l’ambassade américaine en 1979, tandis que, dans les rues de Téhéran, une foule fanatique, hommes à barbe et femmes en tchador, porte Khomeiny à la tête d’un régime islamique. Or l’ironie est que cette histoire de la révolution, clairement hostile à la République islamique, ne fait que renforcer le mythe que ce régime se donne de sa propre naissance.

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Iran Focus: Éditorial  - Le samedi 12 juin des milliers d'Iraniens ont bravé une fois de plus le danger et sont descendus dans les rues pour marquer l'anniversaire du soulèvement de 2009. Cette journée de protestation revêt une importance significative indiquant la future orientation de l'insurrection.

Le slogan de «mort au dictateur » n’a pu  être étouffé en dépit d’une forte présence des forces de sécurité. Les étudiants étaient comme toujours en première ligne. Des images vidéo venues d'Iran ont notamment montré des manifestations étudiantes dans deux universités majeures, celles de Téhéran et de Sharif.  Le centre de la capitale a été le théâtre d’importantes escarmouches avec les forces de la répression. Beaucoup ont été blessés, certains grièvement. Les autorités ont reconnu l'arrestation d'au moins 91 manifestants, dont plusieurs affiliés à la principale force de l'opposition organisée, les Moudjahidine du peuple.

La résistance courageuse de la population a percé les nuages menaçants de la répression qui couvrent le ciel d'Iran. Se moquant du poing de fer rouillé du guide suprême, Ali Khamenei, qui a désespérément besoin de restaurer son pouvoir chancelant, elle a envoyé un signal clair sur la direction de l'insurrection et son orientation stratégique.

La semaine dernière, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, les deux candidats malheureux de l'élection présidentielle de juin 2009, ont renoncé à leur appel de rassemblement pacifique contre le régime en invoquant le «souci de protéger la vie et les biens des gens ». La décision a été perçue comme une volte-face embarrassante qui a attiré les critiques des milieux de l’opposition et de la blogosphère. Les deux hommes ont fait partie du sérail du régime pendant plusieurs décennies.

 La dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a noté qu’en renonçant à manifester, Moussavi et Karoubi se sont montrés plus préoccupés par «la vie et des biens» des mollahs au pouvoir que ceux du peuple iranien.

Les protestations de samedi, qui devraient se poursuivre les jours prochains, ont clairement montré que le peuple iranien a laissé Moussavi et Karoubi loin derrière. Bien que Moussavi ait affirmé que « nous avons besoin de faire du travail de prise de conscience», il semblerait toutefois avoir lui-même besoin de prendre conscience que le peuple iranien a choisi la voie qui mène à un changement totale de régime.