11222017Mer

Leparisien.fr: C'est une rencontre au sens politique fort qui s'est déroulée ce dimanche après-midi à Paris. Une délégation américaine de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants a rencontré Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne dans le salon d'un hôtel parisien.

Iranactu.blog.lemonde.fr : Par Nader Nouri* -  La Révolution du 11 février 1979  est un moment crucial de l'histoire contemporaine de l'Iran. Unique dans son genre, elle a provoqué une rupture profonde avec l'ordre monarchique millénaire, captivant l'attention du monde tant par l'ampleur de la participation populaire, que par la fascination suscitée pour un peuple héritier d’une grande civilisation.

Le Monde: EDITORIAL - On les a oubliés depuis l'écrasement du " printemps iranien " de 2009. On a oublié ces femmes et ces hommes courageux qui ne réclamaient qu'une chose : le respect du suffrage universel. On a oublié comment le régime - le " guide " Ali Khamenei et le président Mahmoud Ahmadinejad - a volé le résultat d'élections qui donnaient la victoire aux réformateurs.

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Iran Focus: Éditorial  - Le samedi 12 juin des milliers d'Iraniens ont bravé une fois de plus le danger et sont descendus dans les rues pour marquer l'anniversaire du soulèvement de 2009. Cette journée de protestation revêt une importance significative indiquant la future orientation de l'insurrection.

Le slogan de «mort au dictateur » n’a pu  être étouffé en dépit d’une forte présence des forces de sécurité. Les étudiants étaient comme toujours en première ligne. Des images vidéo venues d'Iran ont notamment montré des manifestations étudiantes dans deux universités majeures, celles de Téhéran et de Sharif.  Le centre de la capitale a été le théâtre d’importantes escarmouches avec les forces de la répression. Beaucoup ont été blessés, certains grièvement. Les autorités ont reconnu l'arrestation d'au moins 91 manifestants, dont plusieurs affiliés à la principale force de l'opposition organisée, les Moudjahidine du peuple.

La résistance courageuse de la population a percé les nuages menaçants de la répression qui couvrent le ciel d'Iran. Se moquant du poing de fer rouillé du guide suprême, Ali Khamenei, qui a désespérément besoin de restaurer son pouvoir chancelant, elle a envoyé un signal clair sur la direction de l'insurrection et son orientation stratégique.

La semaine dernière, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, les deux candidats malheureux de l'élection présidentielle de juin 2009, ont renoncé à leur appel de rassemblement pacifique contre le régime en invoquant le «souci de protéger la vie et les biens des gens ». La décision a été perçue comme une volte-face embarrassante qui a attiré les critiques des milieux de l’opposition et de la blogosphère. Les deux hommes ont fait partie du sérail du régime pendant plusieurs décennies.

 La dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a noté qu’en renonçant à manifester, Moussavi et Karoubi se sont montrés plus préoccupés par «la vie et des biens» des mollahs au pouvoir que ceux du peuple iranien.

Les protestations de samedi, qui devraient se poursuivre les jours prochains, ont clairement montré que le peuple iranien a laissé Moussavi et Karoubi loin derrière. Bien que Moussavi ait affirmé que « nous avons besoin de faire du travail de prise de conscience», il semblerait toutefois avoir lui-même besoin de prendre conscience que le peuple iranien a choisi la voie qui mène à un changement totale de régime.