Iran- Une sénatrice française à l’agence des Pasdaran: l’accord sur le nucléaire se fera même sans l’aval de la France !

La fameuse force Qods des Gardiens de la révolution inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes et chargée des opérations extraterritoriales des Pasdarans (suppression d’opposants, attentats à l’étranger, entrainement des organisations extrémistes à travers le monde) est dotée d’une agence de presse : Tasnime.

La force Qods est notamment chargée d’organiser et de commander les milices chiites – dont la cruauté a été récemment condamnée par Amnesty international – le Hezbollah, le Jihad Islamique et des groupuscules djihadistes en Afrique du nord et au Sahel, ainsi qu’au Yémen.

C’est justement l’agence Tasnime que la sénatrice française Nathalie Goulet, soutien affirmé du régime des mollahs en Iran, a choisi pour critiquer la ligne de Paris dans les négociations nucléaires.

Alors que les négociations sur le nucléaire abordent une phase sensible avant la date butoir du 25 novembre, le régime iranien se fait un plaisir de publier cette interview d’une sénatrice française réputée pour son penchant pour le régime iranien. Le comble c’est que Nathalie Goulet qui s’offre une interview de l’agence de la force Qods qui anime de nombreux mouvements djihadistes à travers le monde, est chargée de la commission d'enquête sur les réseaux djihadistes au Sénat !

On peut lire dans la dépêche en persan publiée sur le site de Tasnime (il existe aussi une version abrégée en anglais): « Une sénatrice française à Tasnime : la France doit changer sa politique sur la question nucléaire iranienne / L’accord se fera même sans l’aval de Paris.»

Tasnime cite Nathalie Goulet qui affirme à propos de l’accord sur le nucléaire iranien entre les P 5+1 et le régime iranien : « Malgré les récents efforts du Congrès, la France n’a pas fait d’effort significatif sur la question nucléaire iranienne. L’Iran souhaite un changement de politique étrangère de la France et le soutien du Président de la République de ce pays à l’accord nucléaire, puisque si un accord s’avère nécessaire, il se fera même sans l’aval de la France. »

Elle ajoute : « Actuellement les Etats-Unis observent une position prudente à l’égard de la France, parce que les propos de Fabius (le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius –Ndlr) sur le réacteur d’eau lourde ont fait échouer les négociations. Je ne pense pas que les partenaires de la France supporteront une autre opposition de ce pays aux propositions des Etats-Unis. »