11212017Mar

Iran /Exclusif : d'énormes sommes allouées au recrutement des miliciens Bassidji

 

Iran Focus: Exclusif- L'Iran dépense actuellement des centaines de millions de dollars pour la réorganisation de la force paramilitaire Bassidj afin d'attirer de nouveaux volontaires, en raison du moral en berne de ces miliciens qui a entrainé de nombreuses désertions à la suite de l'insurrection nationale anti-gouvernementale de l'année dernière.

Ramification du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les miliciens Bassidji ont actuellement pour chef le général de brigade du CGRI, Mohammad-Reza Naqdi.

Vu le chômage galopant et la pauvreté grandissante qui frappe la population iranienne, les Gardiens de la révolution, les Pasdaran, offrent des avantages financiers attractifs et bénéfices diverses pour recruter de nouveaux effectifs qui seraient par la suite disponibles pour participer à la répression de la protestation populaire grandissante.

« Cette année, plus de 485 millions de dollars ont été consacrés à la Force Bassidj » a annoncé le général Naqdi lors d'une réunion secrète à Chahr-e Kord, ville du centre de l'Iran.

Pour renforcer les liens entre l'organisation militaire et sécuritaire du CGRI et le gouvernement Ahmadinejad, des terrains de construction de logements sont cédés aux cadres du CGRI qui, contrairement aux autres administrations gouvernementales, bénéficient des avantages tels que des crédits à taux bas, des salaires élevés, bonus, logement et d'autres avantages incitatifs.

Ces dernières semaines, il a été question, dans les médias officiels, de l'implication du CGRI dans la gestion des projets immobiliers dans le cadre du Plan de construction de logements Mehr, destiné à offrir des logements neufs au personnel du CGRI et de Bassidj.

Naqdi a souligné que ces plans étaient destinés à assurer la présence du personnel Bassidj sur le théâtre des événements importants.

« En application des consignes du Guide suprême (Ali Khamenei) pour l'année en cours, nous accorderons une priorité particulière au développement des activités des Bassidjis, notamment des activités de la jeunesse dans les mosquées ainsi que dans le cadre des programmes culturels », a-t-il ajouté.

« La mise en œuvre des programmes éducatifs pour deux millions de recrus dans le secteur public ainsi que l'entraînement d'un million d'activistes Bassidjis et leur organisation en cellules différentes, font partie des plans exécutifs les plus importants au sein du Bassidj ».

Il a également annoncé que la Force Bassidj avait transféré la plupart de ses activités militaires aux forces terrestres du CGRI, se consacrant principalement aux activités culturelles et scientifiques afin de favoriser le recrutement de plus d'effectifs.

S'adressant à une réunion récente dans la ville portuaire Bandar-Abbas, Mansour Meymaneh, le commandant en chef adjoint de la division « Imam Sadjad » du CGRI dans la Province Hormuzgan dans le sud, a déclaré qu'une ligne de crédit de 6 millions de dollars avait été créée pour financer les crédits divers accordés au personnel Bassidji dans cette province.

« Vue la guerre « douce » menée par l'ennemi contre les valeurs de la révolution et de l'Islam, les Bassidji jouent un rôle des plus importants dans la propagation des valeurs religieuses et idéologiques », a-t-il déclaré.

Hossein Qodiani, directeur de l'Organisation des étudiants Bassidjis, rapporte que la Commission des affaires culturelles et de recherche du parlement a voté une résolution pour allouer un budget de 4 millions de dollars aux activités de recherche de son organisation. Qodiani espère que cet argent pourrait être efficacement utilisé par les centres de recherche des étudiants Bassidjis et que l'on pourrait voir cette somme augmentée pour l'année prochaine.

Le général Naqdi a déclaré également vouloir créer des groupes « djihadistes » pouvant offrir de l'assistance sociale pour faciliter le recrutement d'un nombre plus grand d'agents. La Force Bassidj dépense de larges sommes d'argent pour des projets divers dans le cadre des programmes estivaux comme un moyen d'attirer davantage de nouvelles troupes.

Le commandant en chef des Pasdaran à Hamadan, ville de l'ouest du pays, le général de brigade Abdorreza Azadi, a indiqué qu'au moins un million de dollars avait été consacré aux camps d'entraînement « djihadistes ».