11242017Ven

Le CNRI révèle les camps d'entraînement des Pasdaran pour les combattants étrangers

Pour le porte-parole Alireza Jafarzadeh, « il est temps que ce régime soit tenu responsable de ses crimes contre le peuple iranien et la région, notamment pour avoir exécuté 120 000 opposants politiques depuis sa prise de pouvoir en 1979. Les pasdaran doivent être désigné comme organisation terroriste pour leurs crimes en Iran et à l'étranger. Des mesures immédiates doivent être prises pour les évincer notamment de la Syrie, d'Irak et du Yémen. C'est la première étape vers la résolution des crises englobant la région. »

Selon ces informations, le corps des Pasdaran a créé une Direction de la formation, sous le nom de code «12000 » pour former des ressortissants étrangers afin de les envoyer sur le terrains des actions militaires dans la région ou pour mener des opérations terroristes à travers le monde.

La direction de la formation des Pasdaran dirigent ces formations à partir de la base militaire de l’Imam Ali, située entre Téhéran et la ville de Karaj à l’ouest de la capitale. Depuis ce QG, le CGRI exploite des douzaines de camps d'entraînement à travers l'Iran, se spécialisant dans tous les aspects des combats de commandos, du maniement des armes, y compris des roquettes et des missiles, des opérations de la marine, ou des formations à des actions terrosites.Les informations suivantes ont été recueillies et documentées par le réseau social de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI / MEK) à l'intérieur de l'Iran. Ces révélations sont rendues publiques par le Bureau de représentation du Conseil national de la résistance iranienne aux Etats-Unis (à Washington).

Selon des rapports détaillés reçus de l'intérieur du régime clérical, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI-Corps des Pasdaran) a créé une importante direction au sein de son bras extraterritorial, la Force Qods, afin d'élargir son programme de formation de mercenaires étrangers dans le cadre de la stratégie du régime d'intensifier ses interventions à l'étranger, notamment en Syrie, en Irak, au Yémen, à Bahreïn, en Afghanistan et ailleurs. Cette restructuration a eu lieu avec la bénédiction du Guide suprême, Ali Khamenei qui - selon un conseiller haut-placé du commandant en chef du CGRI et de l’ancien responsable de cette direction, le général de brigade Khosrow Oroudj - a personnellement applaudi sa création lors d'une récente visite rendue à la Force Qods.

Les rapports de renseignements, recueillis sur plusieurs mois par diverses sources du réseau de l'OMPI de l'intérieur de différentes unités du CGRI, surtout la Force Qods, indiquent que cette direction compte des dizaines de camps d'entraînement en Iran. Les camps ont été répartis en fonction de la nationalité des recrus et du type de la formation qu’ils reçoivent. Sont fournis à la fois une formation pour des actes terroristes et une formation militaire à ces milices, leur permettant de mieux s'infiltrer partout et de faire progresser les objectifs régionaux du régime.

Chaque mois, des centaines d’hommes venant de l'Irak, de la Syrie, du Yémen, de l'Afghanistan et du Liban - les pays où le régime est impliqué en première ligne du conflit - reçoivent une formation militaire et sont ensuite envoyés pour se lancer dans des actes du terrorisme et de guerre. De plus petits groupes sont également formés dans d'autres pays afin de mener des actes et des opérations terroristes. Depuis 2012, l'étendue de la formation de mercenaires étrangers dans les camps contrôlés par la Force Qods du CGRI a considérablement augmenté.

Pour les opérations dans les pays où il n'y a pas de guerre ouverte, - notamment les pays du Golfe persique comme Bahreïn ou le Koweït – des cellules terroristes dormantes sont formées.