11232017Jeu

L'Iran porte aussi le blâme de l'attaque chimique en Syrie, selon Trudeau

L'Iran porte aussi le blâme de l'attaque chimique en Syrie, selon Trudeau

Avec La Presse canadienne - Justin Trudeau, le premier ministre canadien, estime que la Russie et l'Iran, qui soutiennent le président Bachar Al-Assad, doivent assumer au moins une part des responsabilités pour l'attaque chimique perpétrée contre des populations civiles en Syrie la semaine dernière.

De passage en Normandie, lundi, le premier ministre a par ailleurs soutenu que le président Al-Assad, lui, ne fait pas partie de la solution de paix et de stabilité en Syrie. « Quelqu'un qui est coupable de crimes de guerre contre [...] ses propres citoyens ne peut pas faire partie d'une solution à moyen et long termes pour la Syrie », a-t-il déclaré.

Après avoir discuté avec les dirigeants des États-Unis, de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni, M. Trudeau a estimé que tous s'entendent pour dire que la communauté internationale doit constituer un front « uni, solidaire et ferme » pour mettre un terme au conflit en Syrie, et ne pas répéter les « terribles erreurs » du passé.

Lors d'une conférence de presse à Juno Beach, M. Trudeau ne s'est pas avancé, par ailleurs, sur les façons de déloger le président syrien du pouvoir, ni sur d'éventuelles mesures de représailles à adopter contre la Russie pour son soutien indéfectible au régime de Bachar Al-Assad.

Le Canada, de concert avec ses alliés, demeure cependant ouvert à l'idée d'imposer de nouvelles sanctions contre Moscou, a indiqué M. Trudeau, tout en précisant que la Russie, comme l'Iran, devaient faire partie de la solution pour rétablir la paix en Syrie.

"Les pays qui ont soutenu le régime d'Al-Assad ont une part de responsabilité dans l'attaque chimique sur des innocents". Le premier ministre Justin Trudeau

Une attaque à l'arme chimique a fait près de 90 morts, mardi dernier, dans le nord-ouest de la Syrie. L'opération a rapidement provoqué une riposte des États-Unis, qui ont lancé jeudi 59 missiles sur une base aérienne syrienne, tuant neuf personnes.

Selon AFP, le 9 Avril "Il n'existe aucune option où une solution politique pourrait intervenir avec Assad à la tête du régime", a déclaré dimanche l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley sur la chaîne de télévision CNN.

"Si vous regardez ses actions, si vous voyez la situation, ce sera difficile de voir un gouvernement stable et pacifique avec Assad", a-t-elle ajouté.

"Nous pensons qu'un changement de régime est quelque chose qui va arriver", a-t-elle poursuivi, ajoutant toutefois que Washington reste aussi focalisé sur la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et sur les moyens de mettre fin à l'influence iranienne dans la région.