Thursday, Sep 09th, 2010

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Amnesty craint la torture pour des enfants arabes détenus en Iran

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Iran Focus, Londres, 24 mars – Amnesty International a exprimé son inquiétude quant à l’arrestation possible de deux garçons et trois femmes arabes dont l’une est enceinte dans la ville très troublées d’Ahwaz, craignant pour eux la « torture et les mauvais traitements ».

Massoumeh Ka’bi, 28 ans, l’épouse de l’activiste politique de premier plan Habib Nabgan, a été arrêtée avec son fils de quatre ans, Imad, à son domicile aux premières heures du 27 février, a dit Amnesty dans un communiqué jeudi.

Ses quatre autres enfants, âgés de six à 13 ans, et la mère de Habib Nabgan, avaient aussi été arrêtés mais relâchés le jour suivant. Massoumeh Ka’bi et Imad seraient détenus à la centrale Sépidar d’Ahwaz depuis le 8 mars. Habib Nabgan, qui a fui le pays, a reçu des menaces comme quoi sa famille serait torturée ou tuée s’il ne retournait pas en Iran, a dit Amnesty.

Soghra Khudayrawi et son fils de 4 ans Zeidan ont été arrêtés à Ahwaz le 7 mars. Son mari, Khalaf Derhab Khudayrawi, serait recherché par les autorités en relation avec ses activités politiques, a dit Amnesty.

Sakineh Na’issi, mère de cinq enfants, a été arrêtée à Ahwaz le 27 février avec son fils de 19 ans Nahez et emmenée au centre de détention Sepidar. Nahez a été relâché au bout de dix jours. Sakineh Na’issi est enceinte de trois mois et souffre d’asthme, ajoute le communiqué. Son mari Ahmad Na’issi, un activiste politique bien connu, est recherché par les autorités. A la suite de l’arrestation de Sakineh Na’issi, les autorités iraniennes ont détruit la maison familiale de son mari dans le quartier Cho’aybiyeh d’Ahwaz avec des bulldozers.

« Amnesty international pensent qu’il s’agit très certainement pour ces cinq personnes de prisonniers de conscience détenus en quartier d’isolement pour forcer leurs maris et pères à se rendre aux autorités iraniennes. En tant que tels, ils doivent être relâchés immédiatement et sans conditions », a dit le communiqué.

Ahwaz, capitale de la province du Khouzistan a été le théâtre de protestations continues hostiles au pouvoir depuis le début de 2005. L’Iran a accusé la Grande-Bretagne d’être derrière les émeutes au Khouzistan.