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Camp d'Achraf en Irak: les soutiens des Moudjahidine en appellent à Obama


AFP: Les Moudjahidine du peuple, principal mouvement de lutte contre le gouvernement iranien, ont répété samedi à Paris leur opposition à tout départ de leur camp d'Achraf en Irak d'ici le 31 décembre, date butoir donnée par Bagdad, leurs soutiens en appelant à Barack Obama.

Maryam Radjavi, la dirigeante du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, dont les Moudjahidine sont la principale composante), a renouvelé son opposition à tout "déplacement forcé des Achrafiens en Irak" dans un communiqué transmis à l'issue d'une réunion regroupant des intellectuels français et d'anciens responsables américains, dont l'ex-ambassadeur à l'ONU Bill Richardson.

Un "appel au président Obama" signé par d'anciens généraux américains -- et transmis à l'AFP -- a été lu lors de ce rassemblement, organisé dans le cadre de la Journée internationale des droits humains, selon le CNRI.

"A la veille d'une visite du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki aux Etats-Unis (prévue lundi), nous vous écrivons pour vous appeler à une intervention immédiate pour empêcher une grave crise humanitaire au camp d'Achraf en Irak, où quelque 3.300 résidents désarmés risquent d'être massacrés par les forces irakiennes", écrivent ces responsables, parmi lesquels le général Henry Shelton, ancien chef d'état-major interarmes des Etats-Unis et l'amiral James Lyons, ex-commandant de la flotte américaine du Pacifique.

Ils soulignent que "les forces irakiennes ont déjà par deux fois attaqué le camp d'Achraf, en juillet 2009 et en avril 2011, faisant 47 morts" et rappellent la responsabilité des Etats-Unis, qui ont été en charge de la sécurité de ce camp, à "protéger" des civils "désarmés".

Des négociations sont en cours pour déplacer pacifiquement les 3.300 habitants de ce camp contrôlé par les Moudjahidine du peuple.

Selon un responsable irakien, l'objectif serait dans un premier temps de déplacer les Moudjahidine vers un autre lieu, puis de permettre à l'ONU de contrôler ceux qui ont une double nationalité pour les transférer vers leur seconde patrie et de faire partir les autres vers l'Iran ou d'autres pays. L'ONU insiste pour que tout rapatriement vers l'Iran se fasse sur la base du volontariat. (...)