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AFP, Bagdad, 5 juillet - Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé samedi que les forces irakiennes avaient sauvé Bagdad des "terroristes" soutenus "par des pays malintentionnés".
"Quand nous avons repris Bagdad, la ville était en état de siège, avec toutes les routes menant aux provinces contrôlées par des terroristes", a déclaré M. Maliki devant des responsables irakiens et américains, dont l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker. "Ils avaient encerclé Bagdad de tous les côtés, soutenus par des pays malintentionnés", a ajouté le chef du gouvernement irakien sans nommer ces pays, mais en faisant vraisemblablement référence à l'Iran et à la Syrie. "Nous voulions que ces pays nous soutiennent et nous aident à stabiliser le pays. Mais eux pensaient à achever Bagdad", a accusé M. Maliki. "Mais Bagdad est toujours debout", a conclu le Premier ministre dans un discours pour le 5e anniversaire de la mort du leader chiite Mohammed Bakr al-Hakim dans un attentat à la voiture piégée à Najaf. Bagdad a été l'épicentre des violences en Irak dès 2006: attentats à la voiture piégée ou perpétrés par des kamikazes, combats entre milices chiites et insurgés sunnites, ont fait des dizaines de milliers de morts jusqu'en 2007 quand la violence a commencé à diminuer, notamment après l'envoi de renforts américains. L'armée américaine affirme que la plupart des attentats sont l'oeuvre de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dont les éléments entrent en Irak depuis la Syrie. Elle accuse également les services iraniens d'armer, de financer et d'entraîner des extrémistes chiites irakiens, qu'elle désigne comme "groupes spéciaux". |