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Les démocrates américains doutent du soutien de l'Iran aux insurgés irakiens |
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13-02-2007 |
Trois officiers américains à Bagdad ont présenté à la presse des photos et des débris de projectiles. Selon eux, ces armes ont été fabriquées en Iran puis introduites en Irak en contrebande avant d'être utilisées par les insurgés. Parmi ces pièces figurent des ailettes d'obus de mortier de 81 mm et de 60 mm ou encore un morceau de bombe EFP ("Explosively Formed Penetrator"), un type d'armes qui, a précisé un officier, explosent au passage des patrouilles et auraient coûté la vie à 170 soldats de la coalition.
"Ces armes ont des caractéristiques uniques qui prouvent qu'elles ont été fabriquées en Iran (...) L'Iran est d'ailleurs le seul pays de la région qui les produit", a-t-il ajouté. "Ces activités sont commanditées au plus haut niveau du gouvernement iranien", a assuré un participant à la conférence de presse, affirmant que ce groupe rend compte directement au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
"UN PRÉCÉDENT POUR UNE FUTURE INTERVENTION AMÉRICAINE EN IRAN"
La démonstration n'a pas séduit les sénateurs démocrates aux Etats-Unis. Ils ont appelé l'administration Bush à la prudence. "Je ne doute pas que l'Iran soit impliqué à un certain niveau, et c'est sûr que c'est un problème auquel on doit s'atteler. Ce qui me gêne c'est que [l'administration Bush"> essaye de créer un précédent pour une future intervention militaire en Iran", a déclaré Chris Dodd. "Je crois que ce serait une grosse erreur", a-t-il ajouté, rappelant que l'administration Bush a déjà essayé de falsifier des preuves.
Une allusion aux échantillons présentés par Colin Powell alors qu'il était secrétaire d'Etat pour prouver une prétendue présence d'armes de destruction massive en Irak. Ces faux avaient servi à justifier l'intervention américaine en mars 2003. L'administration Bush a nié avoir planifié une intervention en Iran mais a indiqué sa volonté d'utiliser la force si les Iraniens interféraient dans le conflit irakien.
Téhéran a rejeté toute implication et démenti une information publiée dans le Washington Post indiquant la présence de membres d'Al-Qaida en Iran.
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