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AFP, Abou Dhabi, 14 août - Les Emirats arabes unis ont dénoncé jeudi l'ouverture par l'Iran de deux bureaux administratifs sur l'île d'Abou Moussa dans le sud du Golfe, estimant qu'elle violait un accord sur une administration conjointe de ce territoire signé en novembre 1971.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Abou Dhabi a ajouté qu'une note de protestation officielle avait été remise au chargé d'affaires iranien qui a été convoqué au ministère. Il a qualifié l'ouverture de ces bureaux, annoncée selon lui par la télévision iranienne, d'"illégale et de violation du mémorandum d'entente" sur le statut de l'île. L'Iran a pris le contrôle des îles des Grande et Petite Tomb et d'Abou Moussa, près du détroit d'Ormuz, après le départ des forces britanniques du Golfe en 1971 et a toujours rejeté les prétentions des Emirats sur ces territoires. Abou Moussa est une île de 12 kilomètres carré à peu près à égale distance de l'Iran et des Emirats. Sa position stratégique et ses réserves supposées de pétrole en font un enjeu important. Abou Dhabi reproche à Téhéran d'avoir remis en cause en 1992 le statu quo qui prévalait jusqu'alors, en renforçant sa présence militaire sur l'île. Selon le porte-parole émirati, cité par l'agence officielle Wam, les autorités iraniennes viennent d'ouvrir sur l'île d'Abou Moussa un poste de secours en mer et un bureau d'enregistrement maritime. Il a déploré "ces violations qui n'aident pas à améliorer les relations entre les Emirats arabes unis et la République islamique d'Iran", rappelant que l'accord de 1971 n'avait "jamais transféré à l'Iran la souveraineté sur une partie ou la totalité d'Abou Moussa". Le porte-parole a appelé l'Iran à annuler toute mesure contraire à cet accord et à accepter l'arbitrage international pour résoudre le différend sur les trois îles, ce que Téhéran a toujours refusé.
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