|
De hauts députés américains demandent à Interpol d’arrêter les dirigeants iraniens recherchés |
|
|
|
|
12-01-2007 |
Iran Focus, Londres, 11 janvier – De hauts membres du Congrès des États-Unis ont écrit une lettre au directeur d’Interpol, demandant à l’agence de sécurité internationale de mettre en application les mandats d’arrêt délivrés par l’Argentine à l’encontre de plusieurs dirigeants politiques iraniens impliqués dans l’attentat à la bombe de 1994 contre le centre de la communauté juive de Buenos Aires, selon un communiqué de la commission des affaires étrangères de la Chambre des députés des États-Unis délivré mercredi.
Dans une lettre envoyée mercredi au secrétaire général d’Interpol, Ronald K. Noble, le président de la commission, Tom Lantos (D-CA), et la plus haute députée républicaine Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), ont suggéré que l’agence, qui traite les mandats d’arrêt délivrés par les gouvernements membres,
semblait avoir pris la décision inhabituelle de mener sa propre enquête dans cette affaire.
« Interpol doit agir promptement et aider l’Argentine à poursuivre en justice les responsables présumés de l’attentat terroriste. Un refus de coopérer totalement de la part d’Interpol porterait atteinte à sa mission essentielle », a affirmé Ros-Lehtinen.
« Maintenant que l’Argentine est parvenue à aller au fond de ce crime haineux, Interpol doit faire tout son possible pour que justice soit faite, et ce, sans délai », a déclaré Lantos.
En novembre, un juge fédéral argentin a publié un mandat d’arrêt international contre plusieurs hauts responsables iraniens, dont l’ancien président, l’ayatollah Ali Akbar Hashemi Rafsandjani, pour avoir orchestré l’attentat meurtrier qui a fait plus de 85 morts et 300 blessés en Argentine.
Le juge fédéral a appelé Interpol à arrêter les individus suivants :
- L’ayatollah Ali Akbar Hashemi Rafsandjani, ancien président d’Iran, actuel président du Conseil de discernement des intérêts de l’État et vice-président de l’Assemblée des experts
- L’hojatoleslam Ali Fallahian, ancien ministre iranien du Renseignement et de la Sécurité
- Ali Akbar Velayati, ancien ministre iranien des Affaires étrangères,
actuel haut conseiller en politique étrangère auprès du guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei
- Le général Mohsen Rezai, ancien commandant suprême du Corps des Gardiens
de la Révolution islamique (CGRI) et actuel secrétaire du Conseil de discernement des intérêts de l’État
- Le général Ahmad Vahidi, ancien commandant de la Force Qods du CGRI, actuel vice-ministre de la Défense
- Mohsen Rabbani, ancien attaché culturel à l’ambassade iranienne à Buenos Aires
- Ahmad Reza Asgari, alias Mohsen Ranjbaran, ancien haut responsable (troisième secrétaire) à l’ambassade iranienne à Buenos Aires
- Hadi Soleimanpour, ancien ambassadeur d’Iran à Buenos Aires
Les juges argentins ont également demandé l’arrestation d’Imad Fayez Mugniyeh, commandant de l’unité chargée des opérations à l’étranger du groupe libanais chiite, le Hezbollah. Mugniyeh se cacherait actuellement en Iran.
La lettre bipartite du Congrès demande pourquoi Interpol a pris l’initiative inhabituelle de mener son enquête au lieu de mettre en application les mandats d’arrêt légitimes délivrés par un gouvernement membre.
Avec ses 186 pays membres, Interpol est la plus grande organisation de police internationale dans le monde. Elle facilite la coopération policière entre pays et organise la distribution internationale des mandats d’arrêt et des alertes de capture données par les Etats membres.
|