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Iran : La mise aux enchères des ressources du pays suscite des protestations

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Iran : La mise aux enchères des ressources du pays suscite des protestations

La semaine dernière, le Majlis (Parlement des mollahs) a été le théâtre d’un tollé. D’un côté se trouvait le ministre des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, qui a tenté de se défendre, ainsi que la politique étrangère de son gouvernement, principalement sur le dossier nucléaire.

De l’autre côté se trouvaient les députés du Majlis qui n’ont rien accepté de tout cela. Ils lui ont juste crié dessus pour tous les échecs du gouvernement dans ses politiques étrangères et économiques, sans considérer qu’ils sont tous « sur le même bateau » comme leur a dit Zarif. Cela signifie que si le régime se noie, ils se noieront tous ensemble, et peu importe dans quelle faction ils se trouvent.

Entre tous ces cris, Zarif a déclaré : « La politique étrangère n’est pas une question de conflit entre factions. » Il a ajouté : « C’est pourquoi la politique étrangère s’inscrit dans les objectifs généraux du système aux mains des dirigeants pour éviter la dualisation et le factionnalisme. »

Sur ce, il a avoué qu’il n’est que la marionnette du Guide Suprême dans l’arène internationale et qu’il suit les politiques dictées par Ali Khamenei. En d’autres termes, tout ce qui concerne le terrorisme du régime et la « dilapidation de l’Iran » est dans les mains et sous les ordres de Khamenei.

En tant que haut dignitaire du régime, Mohammad Mousavi Khoeiniha a montré cette réalité dans une lettre qu’il a adressée : « Des managers qui ne font qu’aller et venir. »

Ce que Zarif ne pouvait pas dire

Ce que Zarif n’a pas pu dire lors de cette réunion du Majlis, a été précisé l’instant d’après lors d’une réunion entre les hauts responsables du ministère des Affaires étrangères et Eshaq Jahangiri, le premier vice-président d’Hassan Rohani :

« Si nos relations avec nos voisins sont basées sur le bon voisinage, rien d’autre ne nous aidera que la Convention générale sur la mer Caspienne. Ou notre relation de 25 ans avec la Chine, qui est dans notre intérêt national, mais malheureusement nous voyons des mensonges dans ces questions. En ce qui concerne la Chine, les factions radicales, réformistes et contre-révolutionnaires travaillent dur contre elle. Au sujet du JCPOA, elles ont fait la même chose, elles ont fait une satire politique de la diplomatie et l’ont enterrée sans comprendre leurs méfaits. » (Hamshahri Online, 6 juillet)

Sous le titre trompeur de « bon voisinage », le ministre des Affaires étrangères est en train de résoudre la question des ventes de la mer Caspienne, qui est devenue un scandale mondial et qui ouvre la voie à la poursuite de ce projet contre les intérêts de la nation iranienne.

Le contrat de 25 ans avec la Chine est l’un des sujets au sujet duquel le régime poursuit la politique habituelle de secret, afin de pouvoir la dévoiler lorsque sa forfaiture sera mise au jour. Ce qui est certain, c’est que cette politique se déroule en secret.

« Fondamentalement, les sujets de politique étrangère ne sont pas des sujets qui devraient être discutées en public. Non pas que nous ayons quelque chose à cacher aux gens, mais parce que beaucoup de choses sont sur la table des négociations, par exemple, la question de la Convention de la mer Caspienne, l’Iran négocie sur la ligne de base (mer), et si nous expliquons à ce sujet, nous donnons les mains libres à notre interlocuteur, alors qu’il n’est pas informé de notre minimum et maximum dans cette négociation. Ou sur le document de 25 ans avec la Chine, nos négociations viennent de commencer. »

Ventes secrètes de pétrole à la Russie

Dans la suite de l’histoire, le ministre des Affaires étrangères révèle soudain une autre chose, les ventes secrètes de pétrole à la Russie. Il affirme calmement qu’il y a eu des discussions secrètes avec la Russie sur les ventes de pétrole à l’époque des sanctions :

« Un des députés a dit : pourquoi ne pas autoriser les députés à participer à vos réunions. Par coïncidence, le même frère était présent lors des négociations entre moi et Poutine, puis il a dit que la Russie allait nous acheter du pétrole. C’est pourquoi la Russie a cessé d’acheter le pétrole iranien. Parce que partout où la Russie a essayé de nous acheter du pétrole, les États-Unis l’en ont empêché. Alors que cela aurait pu être géré différemment, et il en va de même pour la Chine et le JCPOA. C’est un problème que nous avons dans la politique étrangère et personne ne nous aide. »

Le 7 juillet, le quotidien Mostaghel a écrit :

« Ils [les membres du Majlis] étaient tellement excités qu’ils n’ont pas compris que Zarif avait implicitement dit qu’ils avaient vendu Kish (l’île) et qu’une fois le traité finalisé, ils allaient apporter ce traité et l’exhiber à l’opinion. Sans leur demander leur avis maintenant.

« Ou lorsqu’il a dit que la politique étrangère est trans-fonctionnelle et relève de l’autorité du Guide Suprême, ce qui signifie que le gouvernement n’a aucun rôle dans le JCPOA, dans les négociations, dans les sanctions, et que ce n’est pas du tout le rôle du gouvernement de prendre des décisions.

« Les conséquences de ces décisions ne sont donc pas de leur ressort, ce qui signifie que si l’on attribue une « trahison » à Zarif, c’est parce qu’ils se sont égarés. Mais tous ces pauvres gens ne sont que des néophytes et ne font que commencer à comprendre les affaires, et pourquoi la neuvième législature, avait approuvé le JCPOA en seulement 20 minutes. »

Le journal a poursuivi : « Ils disent que le Parlement est un endroit où l’on peut crier. Oui, Mossadegh a hurlé au Majlis quand il a nationalisé le pétrole pillé du pays. Modarres a hurlé pour briser la dictature de Reza Shah. Je me demande pourquoi ils ont crié ? Voulaient-ils supprimer le stigmate de la vente de la patrie à la Chine en échange d’un veto ou voulaient-ils renouveler les lois pour les droits de Romina ? Ou bien ont-ils protesté contre la destruction quotidienne des richesses militaires du pays ?»

Cela révèle que la « mise aux enchères de l’Iran » par le gouvernement n’a pas de limite, et que chaque jour nous sommes confrontés à de nouvelles surprises.

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