À l’occasion du Ramadan, une rencontre de solidarité avec le peuple syrien a été organisée samedi dernier par le Conseil national de la Résistance iranienne au siège du CNRI à Auvers sur Oise. L’évènement était modéré par Ahmed Kamel, attaché de presse de la délégation de l’opposition dans les négociations sur la Syrie.

Cette réunion rassemblait des personnalités issues de deux résistances et de deux nations différentes mais réunies autour d’une même lutte et d’un même objectif.

De nombreuses personnalités et autorités de l’opposition syrienne ont participé à cette réunion, à l’instar de Haitham al-Maleh président de la commission juridique de la Coalition nationale syrienne, Suheir al-Atassi, membre de l'équipe de négociation de l’opposition syrienne à Vienne, Nagham Ghadri, membre de la délégation générale de la Coalition et ancienne vice-présidente de cette coalition, Dr. Taghrid al-Hagli, ancien ministre du gouvernement provisoire, Michel Kilo, membre du bureau politique de la Coalition, Dr. Nasr Al-Hariri, un des dirigeants de la coalition, les généraux Mithkal Albataish et Mustapha Ahmed Al-Cheikh parmi les commandant de l’ASL, le général Abdul-Ilah al-Bachir, ancien chef d'état-major de l'Armée syrienne libre, etc… Ghassan Aboud directeur de la chaîne télévisée Orient dont la chaîne diffusait en direct cet évènement était également présent.

Les intervenants comprenaient également de personnalité d’autres pays comme Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre d'Algérie, Dr Anouar Malek, écrivain syrien et ancien correspondant de la Ligue arabe, Abdallah Khalaf, Coordinateur du Courant du Futur ( de Saad Hariri du Liban) en France, Sabah al-Mokhtar président de l’association des avocats arabes en Grande Bretagne ou Tahar Boumedra, ancien chef du bureau des droits de l’Homme de l’ONU en Irak et chargée du dossier du camp d’Achraf.

De nombreuses personnalités représentatives des musulmans de France, parmi lesquelles Cheikh Dahou Meskine, secrétaire général du Conseil des Imams de France et co-président du Comité des musulmans de France contre l’extrémisme et pour les droits Humains, Cheikh Khalil Merroun, Recteur de la Mosquée d’Evry, président du Comité des musulmans de France contre l’extrémisme et pour les droits Humains, mais aussi des dignitaires religieux musulmans sunnite comme chiite d’autres pays étaient présentes, comme Allameh Mohamed-Ali Al-Hosseini, secrétaire général du Conseil arabo-islamique du Liban, Cheikh Teissir at-Tamimi ancien juge suprême Palestinien, Redha al-Redha secrétaire général de la délégation Chiite Jaafari d’Irak, Jalal Ganjei, président de la commission du CNRI pour la liberté de culte.

Parmi les moments forts de la rencontre, on relèvera une exposition représentant les cinq années de résistance héroïque du peuple syrien et les crimes barbares du régime iranien et de ses alliés en Syrie, et un spectacle de musique populaire syrienne mené par le célèbre chanteur syrien, Sameeh Shuqair.

La Présidente-élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi a tenu à féliciter l’héroïsme et la persévérance des combattants syriens, et a souligné que : « Le facteur majeur pour une solution correcte et efficace à la crise de cette région, c’est de chasser le régime des mollahs de tous les pays. Tant que les pasdaran seront en Syrie, ce pays ne connaitra ni la paix ni la tranquillité. Tant que ce régime ne sera pas expulsé des négociations internationales sur la Syrie, ces négociations n’aboutiront à rien. Et tant que ce régime ne sera pas chassé de Syrie et d’Irak, la lutte contre Daech n’aboutira pas. »

« Au cours de ces années, non seulement les grandes puissances ne vous ont pas soutenus, mais elles se sont opposés à vous et se sont alliées au tyran de Damas, ou bien sont restées indifférentes. Un autre acquis de la révolution syrienne, c’est qu’elle a créé un grand danger pour le régime des mollahs. Ces derniers se sont embourbés dans la guerre en Syrie et ils seront les perdants quel que soit l’issue de l’équation syrienne. Votre grande expérience c’est de vous concentrer en priorité sur la politique et la scène internationale pour mettre en avant le rôle du régime iranien et la nécessité de s’y opposer », a-t-elle ajouté en s’adressant au peuple et la révolution syrienne.

Mme Radjavi a ensuite évoqué les responsables directs de la destruction en Syrie : « Pour avoir trempé directement dans le massacre de centaines de milliers de personnes en Syrie et dans la destruction de ce pays, Khamenei (le Guide suprême iranien) et Bachar Assad doivent comparaitre devant une cour de justice internationale. Les exécutions et la torture de centaines de milliers de personnes en Iran et de multiples autres méfaits, ne sont qu’une partie du dossier de Khamenei dont il doit répondre. En tant que le plus grand facteur de guerre et de division dans le monde musulman, Il faut expulser le régime iranien de l’Organisation de la conférence islamique. »

Le discours de Maryam Radjavi incluait également une note d’espoir : « Dans ce mois de Ramadan, nous voyons l’annonce de la liberté, de la justice et de la paix. C’est en nous inspirant de ce message que nous menons notre lutte et notre résistance. »

Elle a terminé par ces mots : « Je forme des vœux de victoire et de liberté pour le peuple syrien, le peuple iranien et les peuples de la région. »