Paris, 23 juin - La résistance iranienne et leurs partisans se sont rassemblés hier à Paris pour protester contre la visite du ministre des Affaires étrangères iranien, Javad Zarif. Les membres du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ont organisé ce rassemblement pour attirer l'attention sur les exécutions massives en Iran et l'ingérence de Téhéran dans la guerre civile syrienne.

Zarif est un représentant du régime extrémiste des mollahs. Le Président iranien Hassan Rohani a été considéré par les dirigeants occidentaux comme "modéré" au moment de l'accord nucléaire de 2015, qui promet d'ouvrir le commerce avec l'Iran en échange de l'arrêt du programme nucléaire iranien.

Néanmoins, son gouvernement détient le taux d'exécution annuel le plus élevé en Iran depuis 1991, et le pays a maintenant le taux d'exécution le plus élevé par habitant. L'Iran continue de tester des armes nucléaires, violant ainsi la résolution des Nations Unies. De plus, son soutien au régime de Bachar al-Assad est en train de détruire le peuple syrien. Si c'est cela, un gouvernement modéré, à quoi ressemblerait alors un gouvernement radical, se demandent les manifestants.

Le rassemblement, qui s'est fait en présence de représentants d'associations franco-iraniennes et d'organisations des droits de l'Homme, a eu lieu à la Place du Panthéon à Paris à 10h30. Les participants se sont joints aux 270 membres du Parlement européen, qui ont appelé la semaine dernière les pays de l'UE, dont la France, à conditionner la poursuite des relations avec le régime iranien à l'arrêt des exécutions.

Ils ont également déclaré leur soutien au rassemblement "Iran libre" qui se tiendra à Paris le 9 juillet prochain.