La dirigeante de l'opposition iranienne: le renversement du régime démocratique en Iran est à portée de main

Selon Radjavi, les Gardiens de la révolution (CGRI) ont maintenu les mollahs au pouvoir grâce à une répression effrénée, dévorant l'économie iranienne et augmentant leur ingérence dans les affaires des nations du Moyen-Orient.

Le CGRI a pour mission de protéger la dictature religieuse médiévale des mollahs par la répression absolue... il a mis la main sur la part du lion de l'économie iranienne. Au lieu d'investir dans le pays, il verse la richesse et les revenus de l'Iran dans l'enfer de la répression et du terrorisme. Le rôle particulier du CGRI, cependant, est de faire face aux soulèvements du peuple iranien", a déclaré Radjavi.

Elle a ajouté: " Si la dictature religieuse n’était pas si détestée en Iran, elle n’aurait pas besoin du corps des Pasdaran, de la force Qods et de tous ces groupes criminels dans la région. Et si la dictature religieuse n’était pas si instable, elle ne se serait pas engagée jusqu’au cou dans des guerres dans la région. Khamenei et les chefs des Pasdaran ont répété à maintes reprises que s’ils ne se battaient pas en Syrie et en Irak, ils devraient se battre à Hamedan, à Ispahan et à Téhéran. Au fait, de quoi ont-ils peur pour imaginer des lignes de front dans les villes iraniennes ? C’est très clair, ils ont peur de se battre contre le peuple iranien, car avec toute la répression qu’ils mènent jour et nuit, ils redoutent les Iraniens."

« Même si elle l’a fait avec un long retard, la communauté internationale, reconnait aujourd’hui les dangers que représentent les Pasdaran. Ces prises de positions sont certes des pas positifs, mais insuffisants vu les coups croissants portés par cette force destructrice. De plus, en raison d’une longue période de complaisance des gouvernements occidentaux avec ce régime, les peuples du Moyen-Orient ont dû payer un tribut lourd et sanglant.", a souligné Radjavi.

Le dirigeante de l'opposition iranienne a appelé tous les gouvernements occidentaux à " désigner le CGRI comme une entité terroriste et à refuser à cette force criminelle et à l'ensemble du régime iranien l'accès au système bancaire international, à expulser le CGRI et ses milices de la Syrie, de l'Irak et d'autres pays de la région, à fonder toutes les relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran sur la fin de la torture et des exécutions en Iran, à demander au Conseil de sécurité des Nations-Unies de mettre en place un tribunal spécial ".

Plus d'une douzaine de dignitaires des États-Unis, de la France, du Canada, de l'UE et du Moyen-Orient qui se sont adressés à la conférence, ont condamné les violations flagrantes des droits de l'homme commises par Téhéran, les actes odieux commis dans la région, y compris le parrainage de groupes terroristes et extrémistes, et la poursuite du programme de missiles balistiques du régime iranien.

Les orateurs ont souligné que la politique et le comportement de Téhéran n'avaient pas changé depuis l'accord nucléaire et que Téhéran avait été encouragé à poursuivre ses politiques destructrices.

Un certain nombre d’intervenants ont précisé que la belligérance de Téhéran dans la région n'est pas un signe de sa force, mais de sa faiblesse face à des crises aiguës dans divers domaines, en particulier les problèmes sociaux et économiques dans le pays.

Les orateurs ont appelé la communauté internationale en général et l'UE en particulier à adopter une politique ferme et fondée sur des principes vis-à-vis de Téhéran et à se ranger du côté du peuple iranien et de l'opposition organisée en faveur de la démocratie, des droits de l'homme et du changement de régime. Ils ont appelé l'UE à inclure la CGRI dans sa liste d'organisations terroristes.

L'ambassadeur Lincoln Bloomfield, ancien secrétaire d'État adjoint américain aux affaires politico-militaires, a souligné :" Quand nous démasquerons enfin les tromperies et les mensonges, nous verrons un régime faible, illégitime, corrompu et désespéré en Iran, déversant de l'argent liquide pour empêcher la volonté populaire en Syrie et en Irak, entachant la réputation d'une civilisation persane fière, et approfondissant l'isolement international du pays tout en continuant à réprimer l’inaliénable. La vérité révélera les vulnérabilités profondes du régime."

Matthew Offord, député conservateur du Royaume-Uni, a déclaré: "Il est grand temps que le Royaume-Uni et l'UE inscrivent le CGRI sur leurs listes de terroristes. C'est l'une des questions sur lesquelles la communauté internationale devrait parler d'une seule voix et aussi aux côtés du peuple iranien en faveur des droits de l'homme et de la démocratie en Iran."

Parmi les nombreux intervenants de cette conférence figuraient : John Baird, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada, Général James Conway, Ancien Commandant des Marines US et Lincoln Bloomfield, (ambassadeur), ancien secrétaire d'État adjoint aux affaires politico-militaires, Gilbert Mitterrand, Président de France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand, Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, Jacques Boutault, maire du 2ième arrondissement de Paris, Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement de Paris, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancienne ministre allemande de la Justice (2009-2013), Roger Godsiff, député britannique, Michele de Vaucouleurs, députée à l'Assemblée nationale française, Présidente du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), Bassam Alamoush, ancien ambassadeur de Jordanie à Téhéran, ancien ministre du développement administratif, Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier Ministre de l'Algérie, Reyad Yassin, ambassadeur de la République du Yémen en France, ancien ministre des Affaires étrangères, George Sabra, Président du Conseil national syrien de l'opposition, Issa Turki, Membre du Parlement bahreïnien, Abdallah Altayar, Président du Centre saoudien pour le Golfe du Futur, Michel Kilo, personnalité éminente de l'opposition syrienne et de Mme Selva Oksoy, vice-présidente de la coalition nationale syrienne.