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Iran : la répression s’accentue à l’encontre des syndicalistes

CSI, 12 mars 2009 -  La Confédération syndicale internationale s’est fortement indignée contre la dernière vague de répression qui a frappé le syndicat Haft Tapeh en Iran, membre de la Fédération syndicale internationale UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation et des branches connexes). Plusieurs syndicalistes ont été victimes d’arrestations musclées et ont ensuite été relâchés. Toutefois, Ali Nejati, président du syndicat arrêté le 8 mars, reste emprisonné. Cette arrestation fait suite à une action en justice entamée à l’encontre de cinq dirigeants syndicaux de la plantation de cannes à sucre Haft Tapeh.

L’affaire des cinq syndicalistes s’est achevée le 1er mars. Tous ont été accusés de « propagande contre l’état » pour des actions liées à des activités syndicales légitimes, comme le fait de réclamer des arriérés de salaires et de défendre les droits fondamentaux sur le lieu de travail. Le verdict sera connu d’ici quelques jours. En juin de l’année dernière, cinq mille travailleurs de la plantation de cannes à sucre et de la société Haft Tapeh, dans la ville iranienne de Shoush, avaient formé un syndicat indépendant après une action de grève de 46 jours. Pendant des années, les organisations officielles créées par les autorités (la maison des travailleurs et le conseil islamique du travail) ne sont jamais parvenues à défendre comme elles auraient dû les travailleurs, ni leurs conditions.

La CSI a déjà écrit au président d’Iran à maintes reprises pour s’insurger contre les attaques que les autorités iraniennes font subir aux syndicats indépendants du pays. Il convient de dénoncer toutes les formes de pression, de torture et de recours à la peine de mort. Farzad Kamangar, l’enseignant et travailleur social kurde iranien reste incarcéré dans la prison d’Evin alors que son procès n’était en rien équitable. Tel est également le sort de Mansour Osanloo et d’Ebrahim Madadi, tous deux membres du Syndicat des agents des bus de Téhéran et de sa banlieue (Sherkat-e Vahed) qui subit toujours une forte répression.

« Les militants syndicaux emprisonnés doivent être libérés et toutes les autres menaces d’emprisonnement qui pèsent sur des membres syndicaux pour leurs activités légitimes doivent être levées », a déclaré Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Dans une lettre envoyée le 4 mars aux autorités, la CSI intime le gouvernement iranien à reconsidérer sa politique de répression et à faire en sorte que la police et le système judiciaire, y compris les tribunaux, ne servent pas d’instruments pour punir des travailleurs qui mènent des actions syndicales légitimes. « Le gouvernement iranien doit faire face à ses responsabilités sans qu’il ait besoin de continuellement faire pression sur les autres », a ajouté Guy Ryder.

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