L'Iran dans la presse arabe

ImageL’infiltration de terroristes par l'Iran en Irak est terrifiante (Dawoud Basri)
Al-Siyassa: Six ans après le renversement de l’ancien régime, l'Irak n’est toujours pas engagé sur la voie de la reconstruction de son avenir, écrit Dawoud Basri dans le quotidien koweïtien Al-Siyassa du 14 avril. Le quotidien ajoute qu’ « il y a des forces bien connues en Irak qui agissent au profit de l'Iran. Elles ne cherchent pas à le cacher. Elles ont accordé au régime iranien la possibilité de s'infiltrer dans tous les domaines sensibles de l'Irak ... et entretiennent les conflits internes. » « Le régime iranien a gagné en hégémonie en Irak avec considérablement de puissance et de soutien logistique, financier et militaire », poursuit Basri. «Tous les chiffres et les statistiques en Irak démontrent sont là pour le démontrer. Les Iraniens attendent le départ des forces américaines, dans l'espoir de combler le vide. Ils s’y préparent. Les forces iraniennes en Irak comptent 57.000 soldats de la Force Qods, qui font partie du Corps des gardiens de la révolution (CGR), commandés par le général Abbas Nouri. Il ya aussi près 3.600 agents de renseignement, 2600 officiers de renseignement militaire iraniens, en plus de 35.000 hommes du CGR, commandés par le général Mostafa Kazemi.»
 

L’Egypte refuse toute idée de négociation avec l’Iran     
Aljazira: Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a rejeté toute idée de négociation avec le régime iranien, a rapporté la chaîne Aljazira le 16 avril. « Non seulement cela ne mène à rien, mais en plus cela permet au régime iranien de se stabiliser ». S’exprimant dans un point de presse, Hessam Zaki a estimé que « les agissements du régime iranien ont attisé les dissensions dans la région ». “L’aide à la Palestine ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte à la souveraineté de l’Egypte », a-t-il souligné
 


Le vice-président irakien accuse l’Iran de s’attaquer aux intérêts stratégiques de l'Irak
Al-Hourra: Le vice-président irakien Tarek Al-Hachemi a souligné qu’aujourd’hui, à cause de son ingérence irresponsable et illégitime, le régime iranien porte des coups aux intérêts stratégiques de l’Irak. Dans une interview à la chaîne télévisée Al-Hourra le 13 avril sur les relations entre l’Irak et le régime de Téhéran, il a déclaré qu’ « il existe un ensemble de problèmes entre les deux pays, notamment la délimitation des frontières, un accord sur les puits de pétrole communs, définir la voie du fleuve Alvand et couper l’eau du fleuve Karoun. » Tarek Al-hachemi ajoute qu’ « on ne peut évaluer la qualité des relations entre Bagdad et Téhéran avec l’échange de visites de délégations dans les deux pays, mais en ouvrant davantage la porte du dialogue autour des dossiers qui demeurent en suspens, en plus de la nécessité pour le régime iranien de cesser son ingérence dans les affaires intérieures de l’Irak. » « Il existe dans nos relations avec le régime iranien des problèmes majeurs. En développant le dialogue sur ces dossier, l’Iran a créé des problèmes et continue à camper sur ses positions (…)  Aujourd’hui, à cause de son ingérence irresponsable et illégitime, le régime iranien porte des coups aux intérêts stratégiques de l’Irak »
 

On ne peut pas expulser l’OMPI d’Irak – députée kurde irakienne     
Al-Raï: Ala Talebani, députée irakienne de la coalition kurde a déclalré au quotidien koweitien Al-Raï du 8 avril que les Moudjahidine du peuple d’Iran bénéficiaient de la protection de la IVe convention de Genève et qu’on ne pouvait pas les expulser. La députée a souligné que le dossier concernant de la présence de l’OMPI en Irak s’était ouvert après les visites de responsables de la sécurité irakiens en Iran. « Il existe un accord, a-t-elle poursuivi, entre Bagdad et Téhéran pour expulser  les membres des Moudjahidine du peuple, mais comme ils bénéficient de l’appui des conventions de Genève, ils ne peuvent pas être expulsés de force. »

Par ailleurs douze membres du Parlement irakien, ont adressé un message urgent au Secrétaire général de l’ONU dans lequel ils soulignent que la présence en Irak du groupe d’opposants iraniens est légale et légitime dans le cadre des conventions internationales. Il s’agit de parlementaires du Front de l'Accord national, de la Liste nationale irakienne et du Front du Dialogue National.Ils appellent à une surveillance internationale de la situation et à l'intervention personnelle du Secrétaire général des Nations unies.