ImageIran Focus: Selon un bilan publié par l'opposition des Moudjahidine du peuple à l'intérieur de l'Iran, le pays a  été confronté à 220 actes de protestation en un mois. Les ouvriers ont organisé 80 manifestations, soit environ un quart des mouvements. Certaines durant plusieurs jours, notamment le sit-in et les manifestations des 2000 employés licenciés de l'usine de tuyaux de la ville d'Ahvaz (ouest de l'Iran). Les travailleurs ont scandé des slogans comme «subvenir à nos besoins est notre droit inaliénable», dénonçant le slogan officiel «l'énergie nucléaire est notre droit inaliénable» dans lequel le régime déverse les revenus du pétrole sans que rien ne revienne à la population.

Une autre manifestation a été menée par plus de 1000 travailleurs de l'usine de canne à sucre de Haft-Tapeh dans le Khouzistan (ouest de l'Iran) contre les retards de salaires.

Derrière les ouvriers, on trouve les étudiants iraniens avec plus de 50 rassemblements et grèves de la faim contre les mesures répressives sur les campus.

800 étudiants de l'université industrielle Nochirvani de Babol, dans le nord, ont organisé une protestation et un sit-in de cinq jours, avec des slogans comme « Mort au dictateur » et « les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation ». Plusieurs ont mené une grève de la faim et de la soif pour appuyer leurs revendications.

2000 étudiants de l'université libre de Tabriz (nord-ouest de l'Iran) ont protesté contre la mort de trois étudiantes, en refusant d'assister aux cours et en organisant un rassemblement.

D’autres secteurs sociaux ont mené 90 actes de protestation durant la même période, dont certains ont conduit à des affrontements avec les forces répressives du régime.

Des familles des prisonniers politiques détenus ont célébré Norouz (le nouvel an iranien) en face de la sinistre prison d'Evine, à Téhéran. Elles protestaient contre les arrestations arbitraires et les intolérables conditions de vie de leurs proches en prison. Parmi les manifestants se trouvaient des parents de détenus affiliés à la principale opposition iranienne, l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Le 20 février 2009, les agents du ministère du Renseignement, le Vevak, ont lancé des raids simultanés contre les domiciles de parents de résidents d’Achraf, arrêtant et emprisonnant plusieurs personnes dont le sort reste incertain.