Iran : manifestations à Téhéran contre l’investiture d’Ahmadinejad

ImageIran Focus: Depuis ce matin les rues de Téhéran notamment aux environs du Majlis (parlement) ont à nouveau été le théâtre de manifestations des Iraniens qui ont transformé l’investiture d’Ahmadinejad en une occasion de plus pour montrer leurs déterminations de poursuivre le soulèvement populaire, à son 54ème journée.

Si les manifestants n’ont pu atteindre le Majlis en raison d’une très forte présence policière, mais ils ont néanmoins atteint la place Baharestan et ses rues adjacentes. Des heurts violents ont éclaté avec la charge de la brigade anti-émeute des gardiens de la révolution contre les manifestants qui scandaient « mort au dictateur », « mort à Khamenei ».

Les témoins ont rapporté une forte participation féminine dans les rangs des manifestants. À l’avant-garde de certains point de rassemblement, elles ont été brutalement agressées et plusieurs d’entre elles arrêtées. Des ambulances ont dû évacuer les blessés. Madame Haleh Sahabi, est au nombre des personnes arrêtées selon des témoignages.

Des heurts particulièrement violent ont éclatés à la jonction des boulevards Moudjahidine et Baharestan, où plusieurs jeunes manifestants ont été arrêtés pas les pasdaran.

La manifestation s’est propagée  à la place Haft-tir et aux environs de l’université de Téhéran. Dans le quartier populaire de Javadié jeunes manifestants ont résisté face à la charge des voltigeurs armés de matraques et ont décousu avec plusieurs d’entre eux en faisant percuter leurs motocyclettes.

Les pasdarans ont confisqué les téléphones portables et les caméras des manifestants et réagissaient avec violence contre les véhicules qui klaxonnaient en solidarité avec les manifestants. Selon des témoins, les personnes qui s'en prenaient violemment aux véhicules s'exprimaient en arabe et étaient des éléments irakiens de la 9ème brigade Badr qui dépend des pasdarans.

Les témoins rapportent également qu’un pamphlet a été largement distribué et affiché sur les cabines téléphoniques citant Hachémi Rafsandjani, dans lequel ce dernier déclarait : « Le guide suprême doit être destitué».