Iran: Brèves sur la contestation en Iran

ImageManifestations à la faculté technique de l'Université de Téhéran
Les étudiants de la faculté technique de l'Université de Téhéran ont protesté contre la visite de Safar Harandi, commandant en chef adjoint des Gardiens de la révolution le 19 octobre. Aux cris de « assassin dehors ! », il a été accueilli par une volée de chaussures. Les protestations accompagnées de slogans hostiles ont duré plusieurs heures. Harandi est l'une des figures clés de la répression des opposants au régime.

Manifestations à l'Université Polytechnique de Téhéran
Le 19 octobre, à l'Université Polytechnique de Téhéran, les étudiants ont protesté contre la visite d’une délégation du régime aux cris de « Mort au dictateur » et «miliciens dehors ! ». La délégation était composée de Tala’i, ancien commandant des Forces de sécurité de l'Etat, et de deux députés du Majlis des mollahs Kouchakzadeh et Kavakebian. Ils venaient y rencontrer des acteurs de la répression à l'université.
Les étudiants de Polytechnique avaient également protesté trois jours auparavant contre une réunion à huis clos entre Zarghami, chef de la radiotélévision des mollahs, issu des pasdaran, le député Kavakebian, des miliciens et des agents du renseignement.
 
Six étudiants de la faculté Charif convoqués, les filles sous pression
À la faculté Charif, au moins six étudiants ont été convoqués par le conseil de discipline tandis que 4 autres ont été suspendus pour un trimestre et interdits d'entrée sur le campus. Les étudiants sont accusés d'avoir participé à un rassemblement de protestation contre Kamran Danechjou, le ministre des Sciences.
Des miliciennes du Bassij patrouillent aussi sur le campus par groupes de trois, interpellant les étudiantes sur leur manière de s'habiller et les obligeant à coller au code vestimentaire. Les agents du régime ont mis les étudiants protestataires sous la contrainte en les transférant à l'Office de protection, qui représente essentiellement le ministère du Renseignement et de Sécurité (Vevak) sur le campus.

Deux étudiants convoqués à l’Université Libre de Téhéran, 15 autres interdits
Lundi 19 octobre, à l’Université Libre de Téhéran (unité centrale), deux étudiants ont été au tribunal de la révolution. 15 autres ont été interdits d’entrer à l'université. Les étudiants de cette université ont organisé trois manifestations distinctes depuis la rentrée, et ont appelé à davantage de protestation, poussant le régime à procéder à de nouvelles arrestations.

15 étudiants suspendus à la faculté d'Economie de Téhéran et 50 étudiants expulsés de l'Université de Ghazvine
À la faculté d'Economie et du Trésor à Téhéran, 15 étudiants ont été suspendus pour un ou deux trimestres. 50 étudiants de l'Université de Ghazvine ont été expulsés de la cité universitaire, alors que 10 autres ont été convoqués au bureau du VEVAK de la ville. Près de 100 étudiants ont été envoyés au Conseil de discipline, 50 d’entre eux ont été expulsés.


Mesures répressives contre les étudiants à Oroumieh, à Kermanchah et à Hamedan
A l’IUT pour garçons d’Oroumieh, dans le nord-ouest de l’Iran, les agents du régime ont installé des caméras panoramiques de surveillance sur le campus. Malgré ces efforts, les étudiants continuent à remplir les murs de graffitis anti-régime.
Par ailleurs, la milice du Bassidj dans les universités Razi de Kermanchah, Bou Ali Sina de Hamedan, du Kurdistan et de Lorestan, a accentué les pressions contre les étudiants dans le but d'instiller davantage de terreur et de peur dans les campus.
À l'Université des Sciences et de l'industrie, les étudiants font circuler une grande pétition réclamant la libération de leurs camarades emprisonnés, ainsi que la levée des interdictions d'entrée et la fin d’autres restrictions.


Un millier d'étudiants manifeste au collège technique de l'Université libre       
Le 20 octobre, près d’un millier d’étudiants du collège technique de l'Université libre de Téhéran (unité centrale) ont manifesté contre le régime aux cris de « Mort au dictateur ! » et «Les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation ». Il s’agit de la quatrième depuis la rentrée. Dans le but d'effrayer les étudiants et de les identifier, les forces répressives ont ouvertement filmé la manifestation. Les agents du régime avaient également stationné 10 bus sur le campus pour transférer les interpellés.
La manifestation a commencé en dépit du fait que l'université était encerclée depuis le matin par les agents du Renseignement (Vevak).

Des milliers d'étudiants manifestent à l'université libre de Karadj
Le 20 octobre, à l'université libre de Karadj, en banlieue de Téhéran, des milliers d'étudiants ont suivi l'exemple de leurs camarades de la capitale, en organisant leurs propres protestations aux cris de «Mort à toi, Mort à toi », invectivant la totalité du régime. Ils ont aussi entonné la chanson populaire "Yar-e Dabestani" (mon camarade de classe) pour exprimer leur indignation.

Rassemblement des étudiants de l'Université de Guilan
Le 19 octobre Dans la ville de Racht, au nord de l’Iran, les étudiants de l'Université de Guilan ont tenu un rassemblement de protestation. Redoutant les manifestations croissantes des étudiants, le régime a intensifié ses tactiques répressives dans les universités, recourant à des arrestations, des convocations et d'autres types de pressions.