04182019Jeu

1er mai : le mouvement ouvrier bat son plein en Iran

ImageIran Focus: Le mouvement ouvrier en Iran est fortement mobilisé à la veille du 1er Mai, rapporte un communiqué publié par la Résistance organisée (Cnri).

Dans le droit fil des manifestations des jours précédents, à Téhéran, des ouvriers des ateliers de réparations des véhicules « Iran Khodrow » se sont rassemblés devant les bureaux de la société de la rue Azadi pour protester contre leurs conditions de travail et la mauvaise qualité. Les importations non contrôlées de pièces détachées de Chine, a grandement abaissé la qualité du travail et les ouvriers font face de manières constantes au mécontentement de la clientèle.

Le 27 avril à Chahr-Rey, dans la banlieue de Téhéran, plus d’une cinquantaine d’employés de l’entreprise Hamegan, ont protesté devant le gouvernorat pour réclamer leurs salaires impayés.

A Marvdacht, dans le sud de l’Iran, des salariés licenciés de la boucherie industrielle Fars, se sont rassemblés devant l’usine, l’office de l’emploi et de l’assurance sociale ces derniers jours. Ce complexe de production qui employait 1400 personnes a totalement fermé. Les mollahs refusent d’accorder la moindre attention aux protestations de ces travailleurs qui ont commencé fin mars et de répondre à leurs demandes, notamment celles concernant leur retraite.

A Racht, dans le nord, le 27 avril, les ouvriers de la filature Khavar se sont rassemblés devant l’usine pour empêcher d’entrer la délégation de conseillers de la direction. Les ouvriers réclamaient leurs salaires et leurs primes, notamment les salaires impayés depuis trois mois. Ce rassemblement dure depuis plusieurs jours. 

A Kerman, dans le sud-est,  le 24 avril, une cinquantaine de salariés de l’usine de sucre Bardessir et leurs familles se sont rassemblés devant l’usine pour réclamer leurs salaires impayés.

Lundi 26 avril, 540 salariés de la filature Farnakh de la ville de Qazvine dans le nord-ouest de l’Iran se sont rassemblés dans la cour de l’usine pour réclamer leurs salaires et leurs primes impayés depuis sept mois. L’usine a déjà licencié 860 de ses salariés. Au lieu de répondre aux protestations, le PDG soutenu par les lois anti-salariales des mollahs, a avancé que l’usine était fermée et que le reste des ouvriers allaient aussi être mis à la porte.

A Qazvine la filature Arm, au début de la nouvelle année iranienne (commencée le 21 mars), a licencié le personnel ayant moins de cinq ans d’ancienneté et fermé une unité entière de production. Aucune réponse n’a été apportée aux protestations des salariés qui se retrouvent à la rue dans la zone industrielle sans pouvoir retrouver un emploi et dans l’incapacité de subvenir aux besoins de leurs familles.

La politique anti-salariale des mollahs et les importations massives de textiles de mauvaise qualité de Chine, de Turquie et du sud-est asiatique, ont détruit l’industrie textile iranienne et les usines ferment les unes après les autres.

Le sit-in de près de 180 ouvriers de l’usine de porcelaine Alborz vient d’entrer dans sa septième semaine. Ils réclament 7 mois de salaires impayés et que l’on se penche sur leur situation.  A la veille du Nouvel An iranien le 20 mars, 120 travailleurs en CDD de cette usine avaient aussi été licenciés et l’usine fermée. Les employés à plein temps eux non plus ne voient aucune perspective de retrouver leurs postes et ploient sous les dettes et la pression au quotidien. Les autorités concernées n’ont jusqu’à présent apporté aucune réponse aux problèmes de ces salariés.

La faillite économique, la destruction du parc industriel iranien et la paupérisation extrême des ouvriers, s’inscrivent dans le cadre des pillages et de la politique anti-salaraile du régime des mollahs. La dicacture a dilapidé la richesse du pays dans ses projets de production d’armes atomiques et l’exportation du terrorisme.

Recherche

Iran, Dezful, inondation, aucun signe des autorités du régime iranien

Inondation dans différentes villes d'Iran

Iran : agh, ghola inondation

Iran - Kish, débranchement électrique dû aux inondations, Aucun signe de la présence des autorités

La grève des routiers dans 136 villes d’Iran

 

 

  

DOSSIER 

Le massacre des prisonniers politiques en 1988

Qui sont les Moudjahidine du peuple, ces opposants déterminés au régime en Iran ? (REPERES)

DES MILLIERS D’IRANIENS MANIFESTENT CONTRE ROHANI À PARIS