Un eurodéputé condamne l’invitation d’un Iranien

 

The Press Association : Un eurodéputé écossais a fustigé la décision d'inviter le ministre des Affaires étrangères de l'Iran à s’exprimer dans une commission du Parlement européen à Bruxelles.

Un jour après une attaque verbale contre Mannouchehr Mottaki et avoir troublé une réunion de la commission des Affaires étrangères, le député conservateur Struan Stevenson a déclaré : «Ce n'est pas le lieu pour permettre aux despotes et aux représentants des régimes fascistes de colporter leurs opinions. »

L’eurodéputé a taxé le ministre iranien des Affaires étrangères d’«assassin» lors de scènes de colère devant le Parlement.

Des échauffourées ont éclaté quand un groupe de députés, dont M. Stevenson, s’est mis à protester contre la présence de M. Mottaki en brandissant des portraits de l’étudiante iranienne assassinée Neda Agha Soltan, abattue par les forces de sécurité lors de manifestations accusant le régime iranien de fraudes aux élections de l'an dernier.

M. Stevenson est entré dans la réunion en criant à M. Mottaki: «Votre type fasciste d’islam maltraite les femmes, viole, torture et exécute les hommes, les femmes et les enfants, exécute les prisonniers politiques et les manifestants pacifiques, falsifie les résultats des élections, ment sur le développement des armes nucléaires et finance, arme et entraine les groupes terroristes au Moyen-Orient. »

« Vous avez répété vos mensonges sur les armes nucléaires ici, aujourd'hui, dans cette commission. »

Le député européen, qui est président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, a déclaré que c’était « une honte » que M. Mottaki ait été autorisé à entrer au Parlement européen, en ajoutant : « tout ce que vous représentez va à l'encontre de nos principes fondamentaux. »

M. Stevenson ne regrettait rien et dit avoir reçu « une avalanche de courriels » soutenant sa position - la plupart depuis l'intérieur de l'Iran.

Il a dit : «Je ne suis pas resté pour entendre une réponse de M. Mottaki. J’ai juste dit qu'il prétendait venir d'un pays possédant la plus ancienne Déclaration des droits de l'homme au monde dans ses archives et je lui ai demandé si la mort de Neda était le dernier chapitre de l'histoire des droits de l'homme de l'Iran. Puis je suis sorti. »

M. Stevenson a déclaré qu’il pourrait faire l’objet d’une plainte officielle pour son comportement, mais il a dit qu'il était « en bonne compagnie » lors de la manifestation, avec notamment le vice-président du Parlement Alejo Vidal-Quadras.