04262019Ven

BNP Paribas et ses transactions avec l’Iran

Challenges.fr: Par Grégoire Pinson - La banque prévoit de payer 800 millions d'euros à la justice américaine pour avoir enfreint l'embargo imposé par les Etats-Unis. Ses résultats 2013 s'en ressentent.

 

Manqué ! BNP Paribas n’est pas parvenue à afficher 6 milliards d’euros de bénéfice net sur l’année 2013, chiffre qui lui aurait permis de renouer avec le niveau de 2005, avant la crise. Son résultat net (part du groupe) s'élève à 4,8 milliards pour un produit net bancaire de près de 39 milliards, en baisse de 1,6%.

 

Un élément inattendu pèse en particulier sur les comptes de la banque. BNP Paribas a passé une provision de 798 millions d’euros sur le seul 4ème trimestre, afin de couvrir les amendes et pénalités que va, selon tout probabilité, lui infliger l’Office of foreign assets control (Ofac), le gendarme américain en charge notamment de la veille sur le respect des embargos.

 

Qu'a fait BNP Paribas en Iran ?

 

Difficile d’en savoir plus sur ce dossier. Le PDG du groupe, Jean-Laurent Bonnafé se retranche derrière un "no comment" sans faille : les négociations avec le département de la justice américain sont en cours. Elles portent sur l’étendue des opérations que la banque a réalisé en dollars, entre 2002 et 2009, avec des pays placés sous embargo par les Etats-Unis. Une bonne partie de ces transactions concernent vraisemblablement l’Iran. BNP Paribas a pu y accompagner des entreprises françaises comme Peugeot, très actif sur place.

 

Les demandes américaines avaient été signalées par BNP Paribas dès 2010. Et depuis, la banque a du passer au peigne fin les échanges impliquant ces pays. L’exercice est désormais terminé, ce qui a conduit au calcul de cette provision. Son montant, qui dépasse le milliard de dollars, est bien plus important que les amendes déjà payés par d’autres établissements dans des dossiers similaires.

 

L'inconvénient des transactions  en dollars

 

Standard Chartered et ING, eux aussi épinglés par la justice américaine, ont déjà accepté de payer respectivement 600 et 619 millions de dollars. La banque française paiera donc au prix cher cette rupture d’embargo, elle qui espérait n’être pas soumise aussi directement à la loi américaine.

 

Si les échanges financiers incriminées avaient eu lieu en euros, BNP Paribas aurait sans doute échappé à toute sanction, Paris et Bruxelles étant plus coulants sur ce sujet que Washington. Mais dès lors que les transactions ont lieu en dollars et ont été compensées par le système financier américain, le départment of justice a son mot à dire. Impossible d’échapper aux poursuites pour la banque de la rue d’Antin, qui a des activités importantes aux Etats-Unis avec sa filiale BancWest.

 

Cette mauvaise nouvelle risque de refroidir les ardeurs des entreprises françaises qui espère anticiper la levée de l’embargo sur l’Iran. Une délégation de 116 représentants d'entreprises, dont faisait partie BNP Paribas., s’était rendue à Téhéran début février. Hier, depuis les Etats-Unis où il est en visite, François Hollande a assuré qu’il avait "fait savoir" à ces entreprises qu'elles risquaient "des sanctions".

 

10% de retour sur fonds propres en 2017

 

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