07152019Lun

Conférence à Genève: - l'opposition iranienne affirme que le départ de Maliki est une défaite pour l'Iran


"La destitution d'al Maliki est une défaite stratégique pour le régime des mollahs en Iran", a déclaré la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) lors d'une réunion organisée au siège de l'ONU à Genève.


"Cette destitution représente l'espoir de l'éviction complète du régime iranien hors d'Irak", a-t-elle ajouté. Elle s'exprimait aux côtés d'opposants syriens qui ont critiqué le soutien de Téhéran au président syrien Bachar al-Assad.


Appel à l'ONU


Maryam Radjavi a exprimé son indignation face aux massacres de civils "à grande échelle" aussi bien en Irak qu'en Syrie et a lancé un appel à l'ONU. Elle a dénoncé aussi bien les tueries commises par le gouvernement irakien à l'encontre des sunnites ces derniers mois que celles perpétrées dans le nord de l'Irak par l'Etat islamique (EI).


L'opposition iranienne en exil a constamment dénoncé ces dernières années l'alliance entre Téhéran et Bagdad et les tentatives d'al-Maliki d'éliminer quelque 3000 Moudjahidine réfugiés au camp d'Achraf, puis au camp Liberty près de Bagdad.


Pour Maryam Radjavi, la "modération" du président iranien Hassan Rohani est "une illusion". Les Occidentaux doivent cesser de faire preuve de "complaisance" à l'égard de Téhéran.


Le président irakien de l'association des avocats arabes Sabah-al Mokhtar, basé à Londres, a également salué l'éviction de Nouri al-Maliki. Mais il a prévenu que le premier ministre destitué garde le contrôle des principales forces chiites.


Sabah al-Mokhtar a aussi dénoncé la catastrophe humanitaire dans le nord de l'Irak. Il a souligné que le soulèvement contre le pouvoir de Bagdad a été le fait des chefs tribaux sunnites et du peuple irakien, et non d'un "groupe terroriste", l'Etat islamique.

Soutien iranien à Bachar al-Assad


Aux côtés de Maryam Radjavi, l'opposant syrien Haytham al-Maleh a fustigé l'influence de l'Iran dans la région. Il a affirmé que Téhéran verse chaque mois 500 millions de dollars au régime de Damas et a recruté quelque 60'000 mercenaires qui combattent les rebelles aux côtés de l'armée syrienne.


"C'est le régime iranien qui mène la guerre contre le peuple syrien. Toute la région s'est embrasée. Il faut agir pour arrêter le bain de sang", a déclaré Haytham al-Maleh.

 

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