05232019Jeu

Le Congrès américain décidé à s'immiscer dans les négociations avec Téhéran

par Ivan Couronne - La prolongation des négociations sur le nucléaire iranien risque de se transformer en casse-tête pour Barack Obama, qui devra composer avec un Congrès à majorité républicaine déterminé à durcir les sanctions visant Téhéran.
"Nous estimons que cette dernière prolongation des négociations doit être couplée à des sanctions renforcées et à l'obligation de soumettre tout accord final entre l'Iran et les Etats-Unis à l'aval du Congrès", ont déclaré les sénateurs républicains John McCain, Lindsey Graham et Kelly Ayotte.

Un texte de sanctions, à l'initiative de Robert Menendez (démocrate) et Mark Kirk (républicain), végète depuis décembre 2013 au Sénat, soutenu par 60 des 100 sénateurs mais bloqué grâce à l'entregent de la Maison Blanche. Le basculement du Sénat sous contrôle républicain en janvier pourrait le remettre à l'ordre du jour.

Et alors que le lobby pro-israélien Aipac, en février, exhortait encore les élus à la patience, lundi le groupe d'intérêt --influent au Capitole-- a appelé le Congrès à agir immédiatement.

"Si le P5+1 négocie un bon accord qui démantèle le programme nucléaire militaire iranien, le Congrès votera à une large majorité en sa faveur", affirment les trois sénateurs. "Mais s'il ouvre la porte à la création d'une Corée du Nord bis, nous voterons contre et le Congrès le rejettera".

Le problème réside dans la définition d'un "bon" accord.

Les parlementaires avancent depuis des mois leurs conditions: un démantèlement, et non une simple "déconnexion", des centrifugeuses iraniennes pouvant servir à fabriquer une arme nucléaire; une durée d'au moins 20 ans permettant aux inspecteurs internationaux de contrôler de façon intrusive les sites iraniens; la transparence sur les éventuels volets militaires.

Certains veulent même dépasser le strict cadre nucléaire en exigeant l'arrêt des programmes de missiles intercontinentaux, du soutien iranien au "terrorisme" et le respect de résolutions passées du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les partisans d'une main lourde rappellent que la Chambre, en juillet 2013, a déjà voté pour resserrer l'étau, notamment contre le secteur automobile iranien. Ils rappellent aussi que quatre trains de sanctions ont été adoptés à l'unanimité par le Sénat depuis 2010.


par Ivan Couronne - La prolongation des négociations sur le nucléaire iranien risque de se transformer en casse-tête pour Barack Obama, qui devra composer avec un Congrès à majorité républicaine déterminé à durcir les sanctions visant Téhéran. (…)
"Nous estimons que cette dernière prolongation des négociations doit être couplée à des sanctions renforcées et à l'obligation de soumettre tout accord final entre l'Iran et les Etats-Unis à l'aval du Congrès", ont déclaré les sénateurs républicains John McCain, Lindsey Graham et Kelly Ayotte.

Un texte de sanctions, à l'initiative de Robert Menendez (démocrate) et Mark Kirk (républicain), végète depuis décembre 2013 au Sénat, soutenu par 60 des 100 sénateurs mais bloqué grâce à l'entregent de la Maison Blanche. Le basculement du Sénat sous contrôle républicain en janvier pourrait le remettre à l'ordre du jour.

Et alors que le lobby pro-israélien Aipac, en février, exhortait encore les élus à la patience, lundi le groupe d'intérêt --influent au Capitole-- a appelé le Congrès à agir immédiatement.

"Si le P5+1 négocie un bon accord qui démantèle le programme nucléaire militaire iranien, le Congrès votera à une large majorité en sa faveur", affirment les trois sénateurs. "Mais s'il ouvre la porte à la création d'une Corée du Nord bis, nous voterons contre et le Congrès le rejettera".

Le problème réside dans la définition d'un "bon" accord.

Les parlementaires avancent depuis des mois leurs conditions: un démantèlement, et non une simple "déconnexion", des centrifugeuses iraniennes pouvant servir à fabriquer une arme nucléaire; une durée d'au moins 20 ans permettant aux inspecteurs internationaux de contrôler de façon intrusive les sites iraniens; la transparence sur les éventuels volets militaires.

Certains veulent même dépasser le strict cadre nucléaire en exigeant l'arrêt des programmes de missiles intercontinentaux, du soutien iranien au "terrorisme" et le respect de résolutions passées du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les partisans d'une main lourde rappellent que la Chambre, en juillet 2013, a déjà voté pour resserrer l'étau, notamment contre le secteur automobile iranien. Ils rappellent aussi que quatre trains de sanctions ont été adoptés à l'unanimité par le Sénat depuis 2010.

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